FN: les syndicats déplorent la perte d'un marché "symbolique"

La perte du marché d'équipement en armes de poing de la police fédérale, qui a préféré le Smith & Wesson M&P9 au Browning GP35 de la FN-Herstal, provoque la stupeur dans les représentations syndicales.

"La FN est une entreprise détenue à 100% par la Région wallonne, quasi-étatique donc, et il est interpellant de la voir perdre ce marché d'équipement de notre police", se lamente Gabriel Smal, secrétaire régional de la CSC-Métal. "Au niveau symbolique, c'est embêtant: comment va-t-on pouvoir vendre des GP à des forces de l'ordre étrangères si on doit avouer que notre propre police a préféré un autre produit?"

Même son de cloche du côté de la FGTB-Métal, où le président de la délégation FN, Guy François, regrette lui aussi la perte d'un marché "symbolique". "Psychologiquement, c'est dur à digérer de voir une police qui ne s'équipe pas en local quand il y a pourtant une entreprise de pointe dans le secteur." Au-delà, le délégué se demande s'il n'y a pas un relent communautaire au dossier. "On sait que les commandements armée et police sont largement aux mains des néerlandophones. N'y a-t-il pas là derrière une volonté de nuire à une entreprise wallonne?"

La direction de l'entreprise, elle, veut visiblement éviter toute polémique. "Pas de commentaire", répond simplement son porte-parole.

Détenu à 100% par la Région wallonne, le Groupe Herstal emploie 3.000 personnes, dont 1.300 à la FN-Herstal.

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