Alain Antoine reconnu comme élite sportive

Alain Antoine est arbitre européen. À ce titre, il est reconnu comme élite par la Communauté française qui finance ses absences au travail.

Alain Antoine a le grade d'arbitre international : « Le décret de 2006 permet aux arbitres d'avoir le statut d'élite. Cela m'autorise à quitter le travail sans perdre d'indemnité. Je travaille à l'institut Saint-Jean Baptiste de Wavre ».

Le décret permet de s'absenter trente jours sur l'année : « Je me suis engagé vis-à-vis du pouvoir organisateur de l'école à ne quitter que six à huit jours par an. Je n'aime pas laisser mes élèves seuls. La fédération belge n'autorise que trois sorties par saison », indique-t-il.

Il y a actuellement que trois arbitres internationaux de badminton dans la partie francophone du pays : « Je pars généralement trois fois par an. J'ai arbitré des tournois en Islande, au Pays de Galle en décembre. J'y suis resté bloqué à cause des intempéries. J'ai aussi été appelé en Roumanie. On m'a maintenant demandé d'officier en Slovénie. Je verrai si je peux y aller. Ce serait ma quatrième prestation ».

Comme le permis de conduire

Il a suivi les cours pour devenir arbitre européen en janvier 2009 : « Les cours se donnaient à Herstal, lors du Belgian Juniors. J'ai arbitré à plusieurs reprises lors de tournois internationaux pour me faire la main. J'attends maintenant d'être convoqué pour l'examen pratique ».

C'est un peu comme l'examen de permis de conduire chez nous, il faut avoir de la pratique avant de pouvoir le passer. Ses prestations sont appréciées. On en veut pour preuve qu'il a déjà obtenu de siffler des finales de tournois européens : « On m'a désigné pour arbitrer une finale en Islande et au Pays de Galles il y a deux ans. Le niveau est très relevé. On arbitre des joueurs du top 20 mondial ».

Alain Antoine ne veut pas s'arrêter en si bon chemin : « L'objectif est de devenir arbitre mondial. Il faut pour cela une accréditation supplémentaire ».