Joseph Renson repose définitivement dans son Monde Sauvage

Le père du Monde Sauvage d’Aywaille repose au cœur du domaine qu’il a façonné dès 1975.

Joseph Renson repose définitivement dans son Monde Sauvage
Gantois fils d’un Liégeois (mais orphelin), Joseph Renson s’en est allé… Il restera au cœur du parc qu’il a créé. ©eda Philippe labeye

Décédé dimanche à l’âge de 90 ans, Joseph Renson repose définitivement dans le jardin privé de la famille, au cœur du Monde Sauvage d’Aywaille, qu’il a créé de toutes pièces au début des années 70.

Ses funérailles se sont déroulées ce jeudi, avec une cérémonie en l’église Saint-Martin, à Sprimont. L’urne funéraire de Joseph Renson a été enterrée, en soirée, dans son jardin privé, sa dernière demeure restant dès lors son parc animalier, qu’il avait ouvert en 1975.

Cet ancien pilote de chasse devenu pilote de ligne pour la Sabena a su faire croître son domaine au fil des décennies, n’occupant que la moitié des 84 hectares du parc de Deigné (il avait hésité avec un site à Wavre… qui accueille depuis lors Walibi). Le Monde Sauvage d’Aywaille est vite devenu une destination incontournable pour nombre de familles et de voyages scolaires, avec notamment son «safari parc». Fort d’un amour et d’une passion indéfectibles pour son parc, pour son activité, Joseph Renson a su traverser les tempêtes dont deux accidents mortels (une touriste dévorée par les lions suite au bris d’une passerelle surplombant la fosse en 1982; ainsi qu’un soigneur d’éléphants – le cornac Douglas Robertson – piétinné par ses deux bêtes en 1995) et une panthère des neiges échappée et abbatue en 2013. D’autres se seraient effondrés pour moins, pas Joseph Renson.

En 1995, l’homme avait aussi repris l’exploitation des grottes de Remouchamps, combinant ainsi les deux principales attractions de l’entité d’Aywaille, avec une gestion toujours restée familiale comme en témoigne le rôle joué par son fils Ronald au sein du parc animalier.

Joseph Renson était aussi un ardent défenseur des animaux, bien qu’il ait fréquemment été critiqué par certains (parfois de façon risible, comme lorsque GAIA a pointé du doigt le traitement des crocodiles… en cire). Ainsi, il était membre de l’Association européenne des zoos et aquariums et fut coordinateur européen d’un programme pour les espèces menacées. Un homme unique, à n’en pas douter.