Pas de tranche pour les Kakirans Aywaille Habay-la-V. 1 0

Assurés de leur maintien depuis leur plantureuse victoire contre Ciney, les Habaysiens pouvaient encore rêver du gain de la troisième tranche s'ils l'emportaient en terre liégeoise.

Joseph PETRON

Malheureusement pour eux, leur défaite conjuguée à la victoire de La Calamine, leur enlève ce qui aurait vraiment été la cerise sur le gâteau. Un gâteau qu'ils peuvent toutefois déguster au vu de leur fabuleux second tour.

Ce n'est certainement pas ce revers, le premier après six succès consécutifs, qui va remettre en question le véritable exploit qu'ont réalisé les hommes de Lionel Zanini que tous les observateurs considéraient à juste titre, sans doute, comme un oiseau pour le chat à mi-saison.

Pour la première fois et après vingt-huit rencontres de championnat, les Habaysiens avaient la chance d'évoluer l'esprit tout à fait libéré, sans pression aucune, au contraire de leur adversaire du jour. Loin d'être assuré de son maintien, Aywaille devait impérativement l'emporter pour prolonger son bail promotionnaire.

Mission accomplie pour les troupes de Philippe Derwa qui peut désormais s'en aller avec la satisfaction du devoir accompli. La pression était donc clairement sur les épaules des Liégeois, qui n'avaient pas encore connu les joies de la victoire en 2011.

La faute sans doute à une carence offensive qui s'est encore vérifiée jusqu'à ce but libérateur de Julien Demonceau à seulement deux minutes du terme.

Si la circulation du ballon n'est pas mauvaise dans les rangs d'Aywaille, c'est encore et toujours le dernier geste qui fait défaut. C'est ainsi que les timides tentatives locales ne mettent que rarement le domaine d'un Samuel Bodet très attentif en danger.

Scénario pratiquement identique en seconde période, même si Aywaille se positionne de plus en plus dans le camp de son adversaire. Les longs ballons aériens n'inquiètent que très rarement le dernier rempart habaysien, ce qui a le don d'énerver un Philippe Derwa qui se demande comment les siens vont parvenir à trouver l'ouverture. «Arrêtez d'échauffer le gardien, il n'en a plus besoin», hurle-t-il dépité. De son côté, Habay, privé de Sébastien Leva, qui a eu le malheur de perdre sa grand-mère samedi, ne régit que de manière très timide, l'absence de son feu-folet n'y est sans doute pas étrangère, ni sans doute les évènements qui ont quelque peu secoué le club cette semaine.

L'affaire avec Samuel Bodet a sans doute joué dans les têtes. «Je ne voudrais pas personnellement vivre une telle situation», confirme Jérôme Fautré.

Quant à l'intéressé, il affirme n'avoir à ce jour aucun contact, mais se dit prêt à accueillir les propositions. «Il est normal que les joueurs décompressent un peu après un tel second tour. Depuis quinze jours, il y a eu un peu ce relâche aux entraînements», affirme Samuel Bodet.

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