Pas de tirs de barrage sur les éoliennes

La réunion d'information concernant le projet éolien entre Harzé, Awan et Xhoris a attiré du monde. Apparemment convaincu.

Pas de tirs de barrage sur les éoliennes
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La société Electrabel projette d'implanter 6 éoliennes aux confins des villages de Harzé, Awan et Xhoris. La société planche sur ce projet depuis près de 2 ans et envisage de demander un permis unique pour l'installation de 6 mâts de 150 m de haut. Plusieurs communes sont concernées par l'impact des éoliennes sur la vie de tous les jours, le paysage de coin de l'entité d'Aywaille (Harzé, Awan), mais aussi de plusieurs communes limitrophes, Ferrières (Xhoris), Comblain-au-Pont et Hamoir.

Près de 90 personnes étaient à la réunion d'information parmi lesquelles de nombreux riverains désireux d'obtenir enfin des informations.

L'ingénieur d'Electrabel, J. Geldwasser, responsable de l'étude, a clairement expliqué l'intérêt de ces constructions en un endroit isolé particulièrement favorable. Notamment à cause de l'éloignement des habitations, les vents favorables, l'absence de lignes aériennes pour le transfert éventuel vers le réseau et la réduction des nuisances (bruit, effets stroboscopiques, paysages etc.).

Brigitte Gijselinckx, de la société Vinçotte responsable de l'étude d'incidence, a clairement expliqué les études faites et les résultats positifs obtenus.

Après ces exposés, les questions, sans le moindre débordement. Plusieurs invités ont pris la parole plus qu'à leur tour, s'acharnant sur l'éolien par rapport aux autres sources d'énergie. On a pu entendre quelques étonnantes remarques telles que : «Pourquoi ne pas couvrir les déserts de panneaux photovoltaïques ?» ou «Qu'on se serve de la mer du Nord» .

Le bourgmestre d'Aywaille Philippe Dodrimont, a laissé entendre qu'il était favorable à ces installations «pour autant que les habitants soient preneurs et satisfaits» .

Donc, pas de réactions négatives dans l'ensemble. Le mot de la fin est d'un monsieur qui a demandé la parole pour lancer : «J'aime mieux voir des éoliennes devant chez moi, plutôt que les fumées de la centrale de Tihange.»

G.-P. C.

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