Pascal Vandyck, accusé du meurtre d'une octogénaire à Esneux: son procès s'ouvre à Liège

La cour d'assises de Liège a entamé, lundi peu après 09h00, la lecture de l'acte d'accusation au procès de Pascal Vandyck, marquant ainsi le début des débats de fond. L'accusé, un Liégeois de 51 ans, doit répondre de meurtre pour faciliter le vol sur Hiên Ngô Tiêng, 88 ans, tuée d'un coup de couteau à la gorge le 16 juillet 2020. Il est également accusé de fraude informatique ainsi que de vol d'objets divers.

Belga
The accused Pascal Vandyck pictured during the jury constitution session at the assizes trial of Pascal Vandyck before the Assizes Court of Liege Province in Liege, Wednesday 11 January 2023. Vandyck is accused of murdering the 88-year-old Hien Ngo Tieng in July 2020 in Esneux. BELGA PHOTO ERIC LALMAND
Le Liégeois de 51 ans doit répondre de meurtre pour faciliter le vol sur une dame de 88 ans, tuée d'un coup de couteau à la gorge en juillet 2020.

La procureure générale a rappelé lors de sa lecture comment le fils de la victime a découvert le corps de sa mère, le 20 juillet 2020, après s'être rendu chez elle, dans le quartier de la Roche aux Faucons à Esneux, car il était sans nouvelles de celle-ci depuis quatre jours.

L'autopsie a montré que le décès de la victime, qui vivait seule, a été causé par un coup de couteau dans le cou qui a sectionné la carotide. L'octogénaire présentait également une trace de coup au visage et une lésion de défense à la main.

L'accusé a été arrêté le lendemain au volant de la voiture de la victime. La carte de banque de cette dernière ainsi qu'un couteau portant des traces de sang et l'ADN de la victime ont également été retrouvés en sa possession.

Lors de deux auditions, le Liégeois, sans domicile fixe, a nié toute implication dans la mort de l'octogénaire et affirmé avoir trouvé la voiture avec les clés sur le contact et les cartes de banque dans le vide-poche. Il prétend en outre ne pas avoir utilisé ces cartes. L'enquête a cependant démontré le contraire.

L'accusé avait fait valoir son droit au silence, affirmant qu'il refusait de s'expliquer devant des juges et des policiers car seule la famille de la victime avait le droit d'obtenir des réponses et de connaître la vérité sur les faits.

Lundi, la procureure générale a rappelé à la cour que le casier judiciaire de Pascal Vandyck comportait neuf condamnations, notamment pour vol et vol avec violence.

À la défense, Me Adrien Croisier a demandé au jury de "s'efforcer de comprendre la personnalité de l'accusé, qui a un parcours de vie différent".

Enfin, les représentants des parties civiles sont brièvement intervenus pour demander une nouvelle constitution pour le neveu de la victime.

La matinée se poursuivra avec l'interrogatoire de l'accusé.

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