Georges Gramme : maïeur de pointe

Le 21 février 2006, l'ex-bourgmestre batticien faisait l'objet d'un portrait dans Le Jour Verviers et la série « 200 Verviétois d'exception ».

Roger MONAMI

La réussite de Georges Gramme, si l'on met entre parenthèses sa carrière politique, réside dans sa capacité à comprendre le monde en évolution dans les années soixante. Bourgmestre d'une commune de 3 200 habitants (Battice où il est né en 1926), il comprend l'intérêt - le modèle est précurseur dans la région - de créer une zone industrielle. Et celle-ci se révèle vite intéressante, lorsqu'un charbonnage étant fermé, il faut envisager une reconversion. Georges Gramme est un fonceur, il n'a guère de doute sur sa valeur personnelle, ce qui aide, et voilà le maître imprimeur, ce qu'il est, en partance aux États-Unis pour donner l'envie à des investisseurs potentiels de venir s'installer sur le plateau de Herve. 700 emplois seront ainsi créés (grâce à une relation d'amitié avec le général Norstad, ancien commandant en chef du Shape) et longtemps Georges Gramme restera comme le phare d'une politique d'expansion audacieuse. Il sera cité en exemple dans tout le pays et on écrira même : dommage qu'il n'y ait pas plus de « Gramme » chez nous. Ainsi, au moment où la reconversion de Verviers s'opérait difficilement, Georges Gramme réussissait à insuffler de nouveau de la vie économique dans sa commune (le parc industriel comptera 2. 500 personnes en 1985).