Marché saturé, le fruiticulteur est contraint de jeter sa production de pommes

Jean-Luc Dardenne est fruiticulteur à Meeffe. Le contexte économique est tellement difficile que cela lui coûtera trop cher de récolter ses pommes.

Jean-Louis Tasiaux
 Jean-Luc Dardenne cultive son verger depuis 22 ans. C’est le cœur gros qu’il s’apprête à laisser pourrir une partie de sa production.
Jean-Luc Dardenne cultive son verger depuis 22 ans. C’est le cœur gros qu’il s’apprête à laisser pourrir une partie de sa production. ©Heymans 

Ses pommes sont savoureuses, juteuses et délicieusement sucrées. Mais lui a plutôt un goût amer en bouche… Jean-Luc Dardenne est fruiticulteur à Meeffe depuis 22 ans. Il cultive une trentaine d’hectares de pommes et poires mais là, il n’en peut plus. C’est le cœur gros qu’il a décidé de laisser pourrir une partie de sa production plutôt que de la récolter. "En 5 ans, la production de pommes en Belgique a déjà diminué de moitié, déplore Jean-Luc Dardenne. Car la grande distribution fait la loi et ça devient intenable pour nous, les fruiticulteurs."

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