Le député fédéral waremmien Hervé Rigot veut renforcer la sécurité près des gares

Il faut renforcer la présence de la police des chemins de fer dans les gares. Le Waremmien Hervé Rigot a déposé une résolution à ce sujet.

C.Du
 Le député fédéral waremmien Hervé Rigot veut augmenter la sécurité aux abords des gares.
Le député fédéral waremmien Hervé Rigot veut augmenter la sécurité aux abords des gares. ©doc

En 2022, plus de 200 millions de navetteurs ont transité par les gares belges. Une forte croissance qui, malheureusement, s’est accompagnée d’une augmentation des agressions. Chaque année, la police des chemins de fer dresse environ 35 000 PV pour du vandalisme, des vols, des faits de violence physique ou verbale. Sauf que la police des chemins de fer – comme toutes les polices d’ailleurs – connaît des problèmes structurels: pas assez de moyens humains, pas assez de moyens financiers. "La sécurité aux abords des gares, c’est un enjeu important qui est hyper local aussi", explique l’échevin waremmien Hervé Rigot qui, avec sa casquette de député fédéral, vient de co-déposer une proposition de résolution au gouvernement. "Je suis déjà intervenu plusieurs fois à Waremme sur le sujet. On a abandonné nos gares où il n’y a plus de contrôle social parce qu’il n’y a plus de guichetier, il n’y a plus de présence dans la gare. On se retrouve à certains moments avec beaucoup de navetteurs dans une zone sans contrôle, ce qui provoque un sentiment d’insécurité. Autant envers les personnes que les biens." Aussi, la police des chemins de fer pour Waremme est basée sur Liège. C’est clair que lorsqu’un fait répréhensible se passe à Waremme, la police des chemins de fer est bien trop loin pour se déplacer rapidement. Ce sont donc les policiers locaux qui vont sur place. Or, la police locale est de plus en plus amenée à prendre en charge les missions de la police fédérale ou celle des chemins de fer mais sans moyens supplémentaires. D’où cette résolution déposée par quatre députés fédéraux PS. Afin de demander au gouvernement une évaluation précise des moyens humains et budgétaires, une mise en place d’un plan visant à réinvestir dans la police des chemins de fer. "Nous ne pouvons pas encourager l’utilisation des transports en commun sans garantir la sécurité des usagers et du personnel. Nous devons également lutter contre les délits causant parfois un sentiment d’insécurité voire des perturbations majeures sur les réseaux." Pourquoi une résolution ? "Par cette résolution, on demande au gouvernement d’agir. On verra ce qu’il en fera. Mais on a senti une grande convergence sur le sujet entre majorité et opposition."

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...