Waremme: «La police qu’on ne voit pas ne saurait pas protéger»

Les huit bourgmestres de la zone de police de Hesbaye tirent la sonnette d’alarme. La situation financière de la zone est critique et il manque des policiers.

Catherine DUCHATEAU
 Les huit bourgmestres et le chef de zone dénoncent le sous-financement de leur police locale.
Les huit bourgmestres et le chef de zone dénoncent le sous-financement de leur police locale. ©eda C.Du

Par deux fois, en février puis en avril, les bourgmestres de la zone de police de Hesbaye ont refusé de voter le budget 2022 des policiers waremmiens. Non pas qu’ils ne soutiennent pas leur police communale. Que du contraire d’ailleurs. Mais en refusant de le voter, ils espéraient attirer l’attention du fédéral, provoquer un électrochoc salutaire donnant, à terme, les moyens aux polices locales de poursuivre leurs missions. Sauf qu’il n’y a eu aucune réaction du fédéral, aucune réaction des présidents de parti. La mort dans l’âme, les bourgmestres n’ont eu d’autre choix que de voter le budget pour permettre les investissements prévus à l’extraordinaire, pour permettre à la police de continuer à fonctionner. Mais en tirant bien fort la sonnette d’alarme… avant d’aller plus loin s’il n’y a toujours aucune réaction.