GAL, Ville et citoyens ont débattu des besoins propres aux seniors

Le GAL, la Ville de Waremme et 14 seniors ont pris part ce mercredi à une réunion de concertation. Le but, améliorer la qualité de vie des aînés.

Jimmy Beltrame
 C’est surtout le manque de communication qui a été soulevé durant cette réunion de concertation. Car des choses qui se font à Waremme pour les seniors, il y en a.
C’est surtout le manque de communication qui a été soulevé durant cette réunion de concertation. Car des choses qui se font à Waremme pour les seniors, il y en a. ©ÉdA J. BELT

Bien vieillir. C’est l’intention du GAL Jesuishesbignon.be en relançant son initiative "GAL, ami des aînés", sur dix des onze communes qu’il couvre, dont Waremme. La précédente édition s’était tenue en 2019. Quatorze aînés prennent part à cette action déclinée en trois phases, dont la première se tenait ce mercredi matin en la salle du conseil de Waremme: une concertation entre des seniors vivant sur le territoire communal, la Ville et bien entendu le GAL. "Il s’agit d’une réunion participative qui aspire à parler de projets et faire le bilan de ce qui va et de ce qui ne va pas concernant la qualité de vie des seniors" , recadre l’échevine de l’Égalité des chances, Aurélie Van Keerberghen.

Cette réunion de concertation était animée par la chargée de mission cohésion sociale du GAL, Adrienne Pesser, qui a encadré et recueilli les propositions et remarques liées à plusieurs thématiques. D’ailleurs, un certain nombre de points déjà soulevés en 2019 l’ont été cette fois encore.

1. La mobilité Ce qui ressort ici, c’est que les moyens de locomotion, et notamment les transports en commun, demeurent insuffisants à Waremme. Pierre, présent à la table des discussions, propose de mettre en place un taxi social au moyen d’un ou plusieurs triporteurs. "Ce serait utile pour emmener les personnes faire leurs courses, aller à un rendez-vous, à la clinique ou simplement se balader, dresse-t-il en exemple. Des bénévoles pourraient se relayer pour le faire fonctionner." Marie-Thérèse, elle, exprime cependant qu’il faudrait pouvoir trouver une alternative en cas d’intempéries.

La chargée de mission rappelle également qu’il existe une gare à Waremme qui va vers Liège et Bruxelles. "Ce n’est pas le cas sur toutes les communes et c’est un atout non négligeable. Un bus express peut également emmener les personnes vers Huy, Hannut, Amay…"

Ce qui ressort de la discussion, et cela est valable pour la plupart des thèmes, c’est le manque d’information et de communication.

2. L’espace public Les rues, les trottoirs: sont-ils adaptés à la circulation des seniors et particulièrement des PMR? Selon les participants à la réunion, pas spécialement. Est ici noté le parking sauvage qui oblige les usagers à pied et en chaise roulante à se déplacer sur la route. Adrienne Pesser précise qu’un travail de sensibilisation existe pour inciter les automobilistes à bien se garer. Car le problème réside encore et toujours dans le comportement d’individus peu éduqués. "Les femmes qui poussent une poussette sont elles aussi considérées comme des personnes à mobilité réduite", ajoute encore cette dernière. Cette réalité ne concerne donc pas que les seniors. Le mauvais état de certains trottoirs est également soulevé par l’assemblée, compliquant ainsi les déplacements dans la ville mais surtout dans les villages. À noter qu’un agent constatateur vient d’être engagé et que deux autres devraient prochainement le rejoindre.

3. Les loisirs Ici encore, c’est le problème de la communication qui se pose puisque des activités pour divertir les aînés, il n’en manque pas dans la capitale hesbignonne. Et notamment via Enéo ( www.eneo.be ) qui propose des sorties bowling, cinéma, théâtre, marche, vélo, gym mais aussi des sessions de café papote, d’aide à l’informatique…

Il existe également le "local des pensionnés", comme le précise Arlette, "où on peut faire des parties de cartes, boire un café, papoter. Mais peu de personnes viennent" . Certains estiment que la terminologie "pensionnés" devrait être revue car nombre de seniors sont encore actifs, comme le rappelle Adrienne Pesser: "On est senior dès l’âge de 55ans. Il y en a donc qui travaillent encore." Pour l’échevine Van Keerberghen, "il y a peut-être d’autres choses à y faire dans ce local" , qui appartient notamment à la Ville. "On ne manque pas de divertissements mais le souci , pour Pierre, c’est l’info. Pourquoi la Commune ne centralise pas toutes ces activités?"

4. Le respect et l’inclusion Briser l’isolement et la solitude est au cœur de cette thématique. Et pour y parvenir, c’est sur la solidarité que les aînés pourront compter. Il existe déjà des comités de quartier qui se chargent notamment d’assurer une certaine sécurité. Pour le GAL, il faudrait s’en inspirer mais en allant plus loin. "Dans toutes les communes où je suis allée, il y a des voisins qui s’organisent en comités de quartier mais aussi de rue , dit la chargée de mission. Ils s’entraident pour les poubelles, les courses, le transport…" Mais quelques-uns autour de la table regrettent que dans certaines rues, les voisins ne se connaissent même pas. "Il faut alors organiser des fêtes de voisins comme cela se fait dans mon quartier, au Tumulus" , réagit Olivette.

L’échevine de l’Égalité des chances fait aussi remarquer que certains "ont leur fierté et qu’ils n’oseront jamais demander de l’aide ou exprimer des difficultés. On doit aussi travailler là-dessus."

5. La communication et l’information C’est la base de toutes choses: la communication. Et ce point s’est principalement résumé à la présentation du guide des aînés – lancé en 2021 par le GAL hesbignon – puisque déjà abordé tout au long de la réunion. Et autour de la table, ils n’étaient pas nombreux à en connaître l’existence. Pour rappel, ce guide, créé par et pour les seniors, décline des informations à l’échelle communale et supracommunale: un répertoire de numéros de téléphone (numéros d’urgence, pharmacies de garde, Croix-Rouge, contacts de la Commune…), les services de proximité, les commerces, les institutions mais aussi diverses informations utiles et autres astuces. "On en a imprimé 2005 exemplaires et à Waremme, on le trouve à la bibliothèque et au centre culturel" , précise Adrienne Pesser.