«Je n’y allais pas pour frapper, juste savoir où elle était»

Un ex-Wanzois de 35 ans est poursuivi pour violation de domicile avec violences, coups et menaces envers ses voisins. Il contextualise.

A. Ber.
 L’homme a appris que ses voisins ont essayé de mettre sa femme avec un autre. Il a vu rouge…
L’homme a appris que ses voisins ont essayé de mettre sa femme avec un autre. Il a vu rouge… ©Jonathan Stutz – stock.adobe.com 

Nous sommes en septembre2019. À cette époque, le prévenu, 35ans aujourd’hui, vit dans un immeuble à appartements à Wanze avec sa compagne. Le couple s’est lié d’amitié avec un couple voisin. "J’ai même peint chez eux, on a gardé leurs enfants , précise-t-il à l’audience de ce jeudi. Mais d’autres voisins m’avaient dit de m’en méfier…"

Coups de pied dans la porte

En tout cas, un soir, alors que sa compagne a "disparu" depuis deux ou trois jours, le prévenu apprend que ses voisins ont essayé de "la mettre avec un autre" . Très énervé, il déboule chez eux en donnant des coups de pied dans la porte. "Je n’aurais pas dû, je n’y allais pas pour frapper, juste savoir où elle était" , explique-t-il encore.

En précisant que son voisin et lui ont esquivé quelques coups réciproques puis qu’un coup de poing de sa part a effleuré la joue de son voisin, qui est tombé à la renverse en l’évitant. Mais il est mal retombé et s’est cassé la malléole.

L’avocate du voisin parle aussi de lunettes cassées et réclame en tout cas une expertise médicale pour quantifier les dommages de la victime.

«Tu veux jouer?»

Une réclamation aussi soutenue par la procureure de division, Brigitte Leroy. Qui dit par contre déjà que, pour elle, les menaces sont avérées au vu du SMS que le prévenu a envoyé à sa voisine juste après la scène et qui disait, en substance "Tu veux jouer? T’as rien vu encore, t’as eu qu’un petit avant-goût de la merde…"

Effleurement, oui; coups, non

Pour l’avocat du prévenu, un effleurement veut dire qu’on ne touche pas et donc, pour lui, il n’y a pas eu de coup. Il admet par contre la violation de domicile et les menaces.

Jugement le 30juin.