30 mois pour maltraitance conjugale (Villers-le-Bouillet)

C’est le 4 mars 2022 que la police est appelée à Verlaine où elle découvre une femme, pieds nus, en pyjama, avec une plaie ouverte au crâne. En état de choc, elle s’est réfugiée chez sa maman afin de fuir son domicile où s’est déroulée une scène d’une rare violence. L’auteur présumé des coups n’est autre que son mari avec qui elle vit depuis 4 ans. Né en 1977, il doit répondre de coups, blessures et menaces à l’encontre de sa femme et d’autres proches.

C. DET.
 Deux trentenaires hutois ont comparu ce jeudi devant le tribunal correctionnel pour des faits de coups. Ils seront fixés sur leur sort le 22 septembre.
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L’homme vient d’être condamné à 30 mois de prison et 1 600 € d’amende. Une peine assortie d’un sursis probatoire de 3 ans pour 1/5e de la peine. Il devra se soumettre à un encadrement psychothérapeutique et suivre une formation de sensibilisation à la violence intrafamiliale. Il devra aussi ne plus avoir de contact avec son ex-femme.

Lorsqu’elle est prise en charge à l’hôpital, la dame explique qu’elle est victime de coups depuis 2020, un an après son mariage. Ce que son mari dément sauf pour la scène du 4 mars. Elle déclare avait reçu une bouteille sur la tête et avoir été traînée par les cheveux et battue. Lui dit avoir donné (et reçu) des baffes. Elle serait tombée sur la table en verre qui aurait cédé. Le Ministère public avait requis 30 mois avec un sursis très partiel. Un réquisitoire entendu par le tribunal qui fait état d’une impulsivité et d’une violence chez le prévenu et d’un mépris pour l’intégrité d’autrui: "C’est son épouse. Il y a une norme sociale élémentaire qu’il n’est pas permis d’enfreindre."

Quant aux parties civiles, l’ex-épouse reçoit 1 000 € provisionnels et une expertise.

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