Le positivisme marchinois

Certes c’était une rencontre à ne pas perdre, mais les Marchinois n’ont rien à envier aux Templiers. Même mieux, ils ont proposé un football plus qu’intéressant et des choix tactiques mûrement réfléchis. Dans un premier temps, lorsqu’on a en face de soi Jean Sauvage, meilleur buteur de la série, il y a de quoi avoir peur. Et la personne désignée pour déranger le sérial buteur nandrinois fut Terence Tournoy, qui, ne lui a pas laissé un seul mètre d’avance ou une possibilité pouvant mettre à mal sa défense. Il fut exemplaire dans son placement et son impact physique. L’expression " tenir par la culotte " est sûrement la plus adaptée à ce qu’il s’est déroulé. Ensuite, il fallait un milieu de terrain solide, que Ndoye, Bechet et Delvaux ont animé minutieusement. Le premier cité fut à la récupération défensive. Le second, lui, s’assurait de la bonne transition entre la défense et l’attaque. Quant au troisième, il devait créer ce décalage offensif via ses éclairs de génie. Remplacé à la mi-temps par Reclaire, celui-ci proposa des idées similaires en ajoutant sa touche personnelle. Pour terminer toutes ces actions, il fallait une attaque du tonnerre, d’un trio aux gros noms: Gielen, Del Conte et Délizée. S’illustrant devant les cages nandrinoises, les attaquants marchinois auraient pu montrer davantage. Antoine Thomas peut être fier de ses troupes. " Je le suis. Une rencontre se joue sur des détails. La finale, ce sera dans six mois. Là, ils ont gagné une bataille, la suite, à nous de l’écrire. "

A.P.