Bruno de Wilde: « Je scrute la météo en espérant la pluie »

Le pilote de Strée débarque en tête du 2WD Trophy au Rallye du Condroz. La pluie pourrait être une alliée pour conserver le leadership à l’issue du week-end.

Simon Mirguet

Pour la première fois de leur carrière, Bruno de Wilde et Johan Cuyvers feront équipe au Rallye du Condroz. Pour marquer le coup en début de semaine, le duo de la Honda Civic VTEC a convié ses partenaires, supporters et amis à Héron pour présenter sa voiture et ses ambitions.

Peu importe la place au classement général finalement, l’objectif de l’équipage est surtout de bien figurer dans le 2WD Trophy. Après leur victoire à l’East Belgian Rally, le Stratois et le Waremmien occupent la tête de ce trophée réservé aux deux roues motrices de moins de deux litres roulant en pneus conventionnels.

"J’espère que nous pourrons la conserver, lance Bruno. Pour cela, nous comptons partir sur un bon tempo dès le départ du rallye. Contrairement à Stefaan Tjoens, notre adversaire direct, nous avons la chance de connaître le parcours. Nous ne voulons pas être relégués à trente secondes après trois deux spéciales. Cela dit, pas question pour nous de prendre des risques démesurés ! Nous sommes premiers au championnat avec deux unités d’avance et nous devons assurer de gros points jusqu’en fin de saison. La régularité est une de nos forces, nous devons essayer de la garder."

La pluie pour réduire l’écart

Pour atteindre leur but, Bruno compte aussi sur un coup de pouce de la météo. "Je scrute les prévisions tout le temps en espérant la pluie, confie le facteur de 45 ans. J’adore le gras et les conditions boueuses. Je me sens comme un poisson dans l’eau. En plus, cela permettrait de réduire l’écart de performance entre notre voiture et celles de nos concurrents directs. Lors des reconnaissances, les spéciales me semblaient plus rapides que l’année passée, ce qui n’a pas le don de nous avantager. On fera avec, évidemment (sourire)."

Bruno de Wilde relativise car être au départ est déjà une chance immense. "L’amusement et le plaisir sont les maîtres-mots de notre équipage, affirme-t-il. Aujourd’hui, on sait tous que c’est plus compliqué de rassembler les budgets pour rouler. Se faire plaisir reste donc notre priorité, peu importe le résultat. Après, l’appétit vient en mangeant. Disputer l’ensemble du 2WD Trophy n’était pas prévu à la base. C’est finalement notre évolution au classement qui nous a poussés à poursuivre. On se dit donc qu’on n’a pas fait tout ça pour rien."

Pour suivre les aventures de Bruno et Johan ce week-end en bord de Meuse, tenez à l’œil la Honda Civic floquée du numéro 66.

Leduc - Leroy

Comme à leur habitude, Jérôme Leduc et Loïc Leroy échangeront une fois de plus leurs positions en fonction des spéciales. "C’est quelque chose qui nous plaît", confie le second. "Être copilote, c’est toujours plus compliqué, nous sommes nuls tous les deux ", rigole le premier. Et cette fois, c’est à bord d’une C2R2 qu’ils vont s’installer. "Avec une boîte séquentielle alors que nous avons toujours roulé avec une boîte manuelle. Il va falloir se faire la main", pointe Loïc Leroy. "C’est un monde de différence", opine Jérôme Leduc. F.C.

Mathieu - Ceuleers

Après plusieurs bons résultats ces dernières semaines, le duo wanzois va affronter le Condroz pour la deuxième fois ensemble. "L’objectif sera avant tout de ramener la voiture. Et, surtout, de bien se classer tout de même ", abonde la copilote. "Apprivoiser la voiture (NDLR: Citroën DS3 Max) a été difficile dans un premier temps, avoue le pilote. Là, en connaissant la voiture, cela va beaucoup mieux. Ma copilote a aussi pris de l’expérience et nous ne faisons qu’un avec notre auto." F.C.

Collins - Sanzot

Jolie histoire que celle entre Alain Collins et Christophe Sanzot, amis depuis une dizaine d’années. "Il y a huit ans, je n’avais plus de voiture et il m’a prêté la sienne, raconte le copilote amaytois. Cette année, on voulait faire le Condroz, mais sa voiture n’est pas équipée. Du coup, je lui prête la mienne, c’est un retour d’ascenseur." Une voiture historique puisqu’il s’agit d’une réplique de la voiture de Pavel Sivera lors du Rallye de Monte Carlo en 1994. Un beau clin d’œil à l’histoire. F.C.

Demarche - Germeau

Fort de douze Condroz dans le baquet de droite et d'un seul derrière le volant, le stratois Pascal Demarche connaît le Condroz comme sa poche. Engagé avec Sébastien Germeau, l'objectif est de faire aussi bien que leur 60e position de l'an passé. "On a un peu revu le budget à la baisse avec l'auto. On passe d'une Clio 4 R3t à une Clio 3 Sport, c'est une voiture qui est très chouette quand même, on a déjà roulé avec à Marchin et on s'est bien amusés." Même si les deux comparses connaissent la région par coeur, ils restent méfiants " C'est justement en se disant que l'on connaît qu'on va vouloir pousser et que la faute peut arriver plus rapidement, il faudra rester concentré

Grommen - Duchesne

Après deux Condroz à son volant, Jimmy Grommen s'est enfin décidé à franchir le cap en achetant cette Opel Adam R2. Il s'engage donc avec cette année en tant que propriétaire. "C'est un investissement, cette auto m'a vraiment plu lors de mes deux derniers Condroz donc je me suis décidé cette année." L'équipage n'a pas vraiment de pronostic quant à sa position finale, l'objectif est surtout de terminer et de prendre un maximum de plaisir " d 'autant que nous courrons dans la catégorie RC4, continue le Marchinois, c'est-à-dire dans la même catégorie que les Rally4 modernes. Ça va aller vite devant.