Le Hutois Yves Simonet qualifié pour l’Ironman de Hawaï : « C’est un rêve de gosse qui se réalise »

À 39 ans, le Hutois Yves Simonet a décroché sa qualification pour le mythique Ironman de Hawai. Une consécration pour celui qui a débuté la compétition en 2017.

Thomas Bastin
 Yves Simonet a remporté l’Ironman de Maastricht dans sa catégorie ce dimanche.
Yves Simonet a remporté l’Ironman de Maastricht dans sa catégorie ce dimanche. ©- doc

Il en rêvait depuis cinq ans et son premier Ironman en 2017, à Cevia, en Italie. Yves Simonet a remporté l’Ironman de Maastricht dans sa catégorie, dimanche, et a obtenu son ticket pour les championnats du monde à Hawai, qui se dérouleront le 8 octobre prochain. Le rêve d’une vie. »J’ai encore un peu de mal à réaliser. Tout s’est enchaîné depuis quelques heures », confie ce professeur d’éducation physique.

Auteur d’une performance à la limite du rationnel, le Hutois a bouclé les 3,8 kilomètres de natation en 57’16, les 180 kilomètres de vélo en 5h11’58 et le marathon en 3h08’25, soit un temps de 9h24’56."Je termine premier sur 120 participants dans ma catégorie(NDLR: M40-44)et 18esur 975", explique Yves Simonet.

Visiblement dans une grande forme, le Hutois, qui n’a pourtant pas réalisé son meilleur chrono, n’a cessé d’être encouragé par ses amis tout au long du parcours."C’est la première fois qu’ils venaient me voir. Cela m’a porté durant la course", commente l’intéressé. Une course durant laquelle Yves Simonet est parvenu à sortir en quatrième position après le parcours à vélo."Je me retrouve à seize minutes de la tête. Mais je savais que le leader était un adepte du cyclisme et qu’il allait exploser au marathon. À chaque kilomètre, je lui reprenais une minute. À partir de ce moment-là, je savais que je pouvais aller chercher la victoire", confie-t-il.

Yves Simonet passera la ligne en tête avec plus de dix minutes d’avance sur son dauphin. "Dans le dernier tour, j’ai commencé à rêver. Tout le monde me demandait de profiter, mais c’était impossible(rires).J’ai eu des crampes en fin de parcours et, honnêtement, après un tel effort, on ne prend presque plus de plaisir tant l’effort est surhumain. Je n’ai d’ailleurs pas voulu prendre le moindre risque sur le plan physique."

Ce n’est que quelques minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée que le Hutois a repris des couleurs. "Je n’y croyais pas et je suis passé par toutes les émotions. Chaque triathlète aspire un jour à disputer l’Ironwan de Hawaï", dit-il.

Il y a quatre ans, lors de l’Ironman de Barcelone, le Hutois était passé tout près du fameux sésame. " Mais j’avais terminé septième, se souvient l’intéressé.Ici, dès le départ, je me sentais bien. Et cela s’est très vite confirmé. Je suis évidemment très heureux d’autant que ce n’est que le quatrième Ironman de ma vie."

«Pas envie de refaire un Ironman tout de suite»

Cette qualification, Yves Simonet l’attendait de pied ferme."Avec toutes les tentations de ces dernières heures, j’avais peur de ne pas être en forme. Mais je suis parvenu à réaliser pas mal de sacrifices au niveau alimentaire, glisse le Hutois qui n’aura pas beaucoup de temps de récupération.Je vais avoir une semaine de repos et puis ce sera déjà reparti. Dans ma tête, je n’ai aucune envie de refaire un nouvel Ironman prochainement parce que l’effort que ça demande est énorme. Mais je me connais, et je sais que dans quelques jours, mon discours va changer(sourire)."

Car Yves Simonet n’aura pas le temps de tergiverser. Le 28 août, il participera ainsi au semi-Ironman Duisburg, en Allemagne. " J’étais déjà inscrit et ça tombe bien, à cinq semaines d’Hawaï. C’est l’idéal pour ma préparation", dit-il. Une préparation qu’il effectuera notamment entouré de ses nombreux supporters."J’ai reçu beaucoup de messages ces dernières heures, cela me va droit au cœur,commente modestement Yves Simonet, qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.Étant compétiteur, je serai à Hawaï pour réaliser le meilleur temps possible. Quoi qu’il arrive, je pourrai dire que j’ai participé à la plus grande course du monde une fois dans ma vie."

Un exploit qui restera assurément dans l’histoire du sport huy-waremmien.