La peine de mort, commuée en perpétuité, pour le tueur

Les assassinats? Le 15 juillet 1992. Un an et demi plus tard, l’assassin était condamné à la peine de mort, commuée en perpétuité.

En février 1994, l'assassin des deux gendarmes se trouvait sur le banc des accusés en cour d'Assises à Liège. Aux côtés de deux autres accusés. «Alonso d'Anna, Béatrice Spiga et Serge Lorenzato sont des porteurs de mort, mais aussi des vendeurs de mort lente, expliqua Nadine Jamar, avocate générale. Ils ont semé énormément de chagrin et de désolation. » Quant aux peines, Nadine Jamar demanda le maximum. On se souviendra que le plan d'évasion de d'Anna avait mis des mois. Il lui avait fallu devenir une balance pour obtenir la confiance des enquêteurs. Chaque audition était devenue une occasion pour lui de se faire remettre une dose d'héroïne. De l'héroïne à une arme, le pas fut facilement franchi. «S'il y a un doigt qui presse la détente, il y a aussi une main qui presse l'arme, avait requis Nadine Jamar. À celle qui porte la responsabilité morale de ce qui s'est passé (NDLR. la compagne de l'assassin), je me refuse d'accorder une autre chance. Pour d'Anna, je n'ai aucune hésitation, la seule peine qui soit en rapport avec ses actes et sa terrifiante personnalité est la mort. »