Jean Brankart, un parrain franc et direct

Qu'il est agréable d'entendre de grands sportifs s'exprimer franchement sur des sujets qui, d'habitude, ont tendance à être contournés par ses adeptes. Jean Brankart, vainqueur de deux étapes et second du classement final du Tour de France 1955, est de ceux-là. La langue de bois? Pas son truc! Ainsi, au moment de remettre le prix aux minimes supérieurs du Stade waremmien qui montent en provinciaux (et dont aucun joueur n'était malheureusement présent), Jean Brankart, natif de Momalle et parrain de l'événement, tenait à insister sur la nécessité d'avoir une conduite à toute épreuve. «Pour réussir dans le sport, il faut beaucoup de courage. Même si j'ai consacré de nombreuses heures à m'entraîner, si c'était à refaire, je pense que je passerais encore plus de temps sur mon vélo .» Et le cyclisme, Jean, est-ce un sport individuel ou collectif? «Les deux, même si la seconde option se pratique de plus en plus. À mon époque, ce n'était pas tout à fait ainsi, même si certaines pratiques existaient déjà. D'ailleurs si je m'étais appelé Van Brankart, j'aurais reçu davantage d'aide. Ce qui m'aurait certainement permis de remporter ce Tour de France 1955 .» Et l'affaire Contador (blanchi après un contrôle antidopage positif)? «Il y a toujours deux poids et deux mesures. Les gros bras sont sauvés afin d'éviter la condamnation. Les petits sont tout de suite suspendus pour deux ans .»