Un demi-siècle pour le Musée de Hesbaye

Réouverture le temps d'une soirée pour le Musée de Hesbaye. De quoi faire le point sur le passé et donner un avant-goût de l'avenir.

Jefferson Yans
Un demi-siècle pour le Musée de Hesbaye
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Même s'il est actuellement fermé dans le but d'être totalement réaménagé, le Musée de Hesbaye a rouvert ses portes le temps d'une soirée pour fêter son cinquantième anniversaire. L'occasion était idéale pour retracer l'historique des activités menées au cours de ce demi-siècle d'existence, mais surtout pour découvrir en avant-première les locaux dont l'aménagement sera terminé à la fin de cette année.

«Le musée sera axé sur trois thèmes précis, explique Daniel Pirotte, président de l'ASBL et conservateur bénévole. Il est inutile qu'il ressemble à un autre déjà existant ou même d'en faire un petit musée de la Vie wallonne par exemple. Autant mettre en avant nos collections spécifiques

Souvent les visiteurs potentiels pensent qu'ils vont trouver à Remicourt des collections de fourches et autre matériel agricole. «Pas du tout. Des fourches, nous n'en avons d'ailleurs aucune. Par contre, nous proposerons une large présentation de la Hesbaye avec ses limites géographiques, son patrimoine, son histoire. C'est dans ce thème que seront notamment exposées les collections d'archéologie

Le second axe concernera les industries remarquables de la région. «Deux d'entre elles seront présentées en détails, à savoir l'industrie sucrière avec son important impact économique, mais aussi les usines Mélotte pour laquelle nous possédons d'ailleurs une collection très complète, rare et exclusive

Dans la dernière partie sera traitée la vie durant la seconde guerre mondiale. «Il s'agit ici de pièces sélectionnées relatives à la vie quotidienne des hommes et femmes, simples citoyens, prisonniers de guerre, résistants ou engagés. Ces pièces sont authentiques, spécifiques et rares

En découvrant les lieux à l'heure actuelle, ils semblent pourtant fort proches d'une prochaine réouverture. «Tout est effectivement plus ou moins aménagé, mais le fil conducteur n'est pas encore assez marqué

Des écrans numériques ont même trouvé place à des endroits stratégiques. «Montrer une belle photo en grande taille, c'est bien. Mais les gens regardent plus facilement les moniteurs où il en défile une série. De plus, cela rend le musée plus vivant, plus dynamique. Mais tout cela a été réalisé par nos soins avec nos moyens, comme le petit film sur la dernière saison betteravière de la râperie d'Hollogne-sur-Geer

À terme, le but sera de disposer d'un musée ouvert en permanence. «Notre dernière exposition sur les saveurs sucrées nous a coûté plus de 20000 euros, et cela pour une durée restreinte. Tout ce matériel n'est pas perdu, mais un tel investissement est presque inconcevable. De plus, ce n'est l'idéal pour gérer nos collections. D'où notre choix de cibler trois thèmes, même si nous aurions pu aussi nous concentrer sur un seul.»