Momalle : comme un gros gâchis

Momalle est passé au travers de son premier tour. Malgré l'arrivée d'un nouveau coach, c'est la soupe à la grimace.

Avec Fize, Momalle est sans doute «la» grosse déception de ce premier tour. Bombardés candidats plus que potentiel au titre, les Momallois n'ont quasiment jamais répondu à l'attente lors de ce premier tour plus que chaotique. Au point, après neuf journées, de voir Francis Matagne, en place depuis trois saisons, quitter le navire au terme d'un bilan qui faisait état de 11 sur 27.

Dans un capharnaüm terrible et au terme de dissensions claires entre joueurs et comité, les Jaune et Noir se sont trouvés un nouveau coach en la personne de cette vielle connaissance de Marc Liégeois. Trop tard : le wagon du tour final était parti... «Quand je vois le classement de mon équipe, je suis malade, glisse, aujourd'hui le coach momallois. Quel gâchis! Ce classement n'est pas celui qui correspond à nos qualités. Et quand je vois l'investissement du président et du comité, ça fait encore plus mal. Les joueurs n'ont pas assez de respect par rapport à tout ça. Ils ne se font pas assez mal. Ils s'étaient engagés dans le club pour jouer le top de la série. Mais on est bien loin de tout ça.» Le chemin de croix de Marc Liégeois n'est sans doute pas fini. Car complètement largué en championnat, Momalle ne semble plus y être. Peu de présences aux entraînements, des joueurs qui ont quitté comme Joris, Thibaut et Tony Hart, notamment, ou encore des blessés : la saison de Momalle est pour ainsi dire clôturée. «À moins qu'on se réveille et qu'on sorte un énorme deuxième tour, ce qui serait super, dit Marc Liégeois. Je garde dans un coin de ma tête cet objectif de tour final. Ce serait pas mal. Ce qui est chouette dans cette série, c'est que tout le monde peut battre tout le monde peut battre tout le monde. Une belle série et on peut très bien de nouveau regarder vers le haut. Mais...» Mais difficile d'y croire. Au point que presque tous les regards sont tournés vers la saison prochaine. «C'est vrai que j'y pense aussi, dit Marc Liégeois. J'en ai parlé il y a quelques jours avec le président. Il m'a dit vouloir continuer avec moi. Moi, je suis d'accord de rester mais à condition de viser le titre ou au moins les trois premiers. Dans ce cas, il faudra revoir la mentalité en place. Sans dépenser des fortunes...» A.R.