Momalle a la gueule de bois

Les Jaune et Noir de Momalle n'ont pas encore «l'accent Liégeois». Le nouveau coach a du travail. D'abord, il doit dompter son noyau...

Anthony Rizzi
Momalle a la gueule de bois
12413257 ©© heymans

Le malaise est profond à Mo malle. Jamais depuis 3 ans et demi le club n'a semblé à ce point au bord du gouffre. La dernière fois, c'était quand Francis Matagne avait débarqué, jouant au pompier et ramenant progressivement le club à un échelon qui correspondait davantage à ses ambitions. La sauce avait à peu de choses près pris tout de suite.

Pas de miracle dimanche par contre pour l'arrivée de Marc Liégeois qui doit, sans doute, se demander où il est tombé. «Mais, pas de stress : je me ferai une idée d'ici quelques semaines» dit-il, éteignant le feu. Pourtant, l'incendie a bien eu lieu. Une peur de jouer dans le chef de la plupart des joueurs, un gros manque évident de motivation et, surtout, une absence de réaction quand Braives a empilé les buts. Par la négative, ils ont répondu à la question de savoir s'ils étaient derrière leur nouveau coach. Ou plutôt s'ils cautionnaient derechef le choix du comité de se séparer de Francis Matagne.

«Non, on ne voulait pas qu'il parte, rappelle ainsi Thierry Velkeners, le portier réserve. Mais, maintenant, on doit accepter le choix du comité. Marc Liégeois n'a pas à payer la situation...» En attendant, le coach doit quand même en faire les frais : c'est sans Tony Hart, Pascal Georis et, peut-être, Patrick Mendonck, tous trois «hommes de Matagne», si on peut dire, qu'il devra faire pour le reste de la saison. En espérant qu'il n'y ait pas d'autres départs. Ce qui ne devrait pas être le cas.

Et pourtant, Momalle est entre de bonnes mains. Liégeois connaît le foot. Et il a compris quelle était sa première mission : se mettre le noyau dans la poche. Chose pas encore gagnée. Le comportement de certains joueurs dimanche, qui ont joué un peu à l'encontre de certaines consignes, le prouve. Autre exemple : à la première séance de Liégeois, samedi dernier, les joueurs n'étaient pas plus qu'une petite dizaine. «Mais les absents avaient des raisons valables, dit-il. Je sais que je dois d'abord faire en sorte que le groupe joueurs m'accepte, chose qui n'arrive d'ordinaire pas quand un nouveau coach arrive. Pas grave : on prendra le temps de s'apprécier.» Et de retrouver le plaisir de jouer. Ça aussi, Liégeois l'a bien compris, lui qui n'a pas arrêté de demander à ses gars de prendre son pied au bord du terrain. «Je sais que j'ai du travail. Mais quel coach qui débarque dans son nouveau club n'en a pas? » En même temps, c'est vrai.