Emmanuel Huet: "Le Condrusien fait du bien"

Alors que le challenge condrusien a repris la semaine passée, son vice-président dessine les contours d’une saison spéciale.

Anthony Rizzi
Emmanuel Huet: "Le Condrusien fait du bien"
Manu Huet est confiant: le Condrusien plaît encore.

La reprise du challenge condrusien, c’était la semaine passée avec la première course nandrinoise et le jogging de la St-Martin. La suite, c’est ce dimanche 27 mars avec les Foulées de Tihange et trois courses au menu. En attendant, on fait le point avec une nouvelle tête, enfin façon de parler. Emmanuel Huet, notre journaliste maison, présent dans l’organigramme du Challenge depuis une bonne dizaine d’années, n’est évidemment pas nouveau dans son organisation. Mais en l’absence de Gaëtano Falzone, qui a pris du recul pour des raisons privées, notre confrère, vice-président du Condrusien, monte au créneau pour dessiner les contours d’une saison qui s’annonce intéressante à plus d’un titre. Confessions d’un joggeur-organisateur motivé et réaliste.

Emmanuel Huet, vu le recul de Gaëtano Falzone, on vous imaginait revêtir le costume de président d’emblée . Sera-ce le cas?

Non, du tout. Ce n’est pas du tout le but. Je suis vice-président du challenge et ça ne changera pas. Je ne suis même pas président ad interim. Gaëtano Falzone reste notre président, au moins jusqu’aux prochaines élections qui ont lieu en 2023. Son mandat de 3 ans se termine à ce moment-là et on verra bien. Mais on essaye de se réorganiser en prenant le meilleur des autres membres du C.A. On tente de s’ouvrir. C’est clairement une saison de transition.

Dix-huit courses sont au menu de cette nouvelle saison. C’est bien ou pas?

C’est correct, je pense. Cela laisse la place à des courses au profil différent. On a perdu Pailhe, Ombret et Terwagne pour gagner d’autres courses. La faute beaucoup au Covid. Un tel nombre, c’est bien car, l’air de rien, c’est du boulot. Et un jogging, contrairement à ce qu’on croit, ce n’est pas la poule aux œufs d’or…

À quelles innovations peut-on s’attendre cette année?

Honnêtement, il n’y aura pas de révolution. Il ne faut pas oublier que la faute au Covid, on sort de deux années quasi blanches même si on a pris nos responsabilités, ce qui est à souligner, en organisant un mini-challenge l’an passé avec une remise des prix. L’objectif est donc, dans un premier temps, de faire aussi bien qu’avant. On sent que les gens ont quelque peu perdu confiance, comme le laisse penser la fréquentation de Nandrin, un poil en baisse, la semaine passée. Mais peut-être qu’on doit s’adapter et progressivement se remettre en question.

À quel sujet?

Il y a de plus en plus clairement une demande pour avoir des courses un peu différentes. D’aucuns veulent par exemple des courses plus longues. Je ne pense pas que les gens aient arrêté de courir pendant la pandémie. Par contre, ils ont testé d’autres choses. Donc, il faudra, tôt ou tard, écouter cette demande-là.

Un favori pour la victoire finale en seniors?

(rires) Désolé, mais c’est tellement compliqué que je ne me risque pas à donner un nom. Mais pourquoi pas un petit jeune qui peut surprendre?

Dans le programme, quelle est votre course coup de cœur?

Je ne vais pas en citer une mais j’aime bien, moi, personnellement, ces courses du vendredi soir avec les soirées dans la foulée. C’est ça le Condrusien. Et ça fait du bien.

Quelle est, selon vous, la course la plus dure?

Je pense que c’est celle de Chevetogne. Je ne la pensais pas aussi relevée avec cette côte sur le final. Elle est à découvrir et ça montre que le Challenge peut s’ouvrir à d’autres horizons.

Le jogging a explosé avant la pandémie. Et, là, vous êtes inquiet pour son avenir?

Non, je ne suis pas inquiet du tout pour la discipline mais je me pose des questions au niveau de la popularité du Challenge et des challenges. Les gens courent mais autrement. Puis, aujourd’hui, on peut tracer soi-même des parcours à l’infini avec des applications. Mais on verra.

Vous vous baladez souvent sur les courses. Et, là, du coup, c’est quoi que vous voyez: des sourires ou encore une pointe de stress liée à la pandémie?

C’est une bonne question, je ne sais pas encore vous dire. Le conseil que je donne, c’est de reprendre petit à petit sans trop de pression et sans brûler les étapes. La confiance va revenir progressivement. Sur les courses du Challenge et ailleurs.