Le potager collectif du Péry sème ses graines

Le potager partagé du Péry, projet du collectif citoyen BASE, est sur les rails. Il propose des parcelles privées et collectives.

Le potager collectif du Péry sème ses graines
Gérard Duquenne et Olivier Delincé coordonnent ce projet qui vise à créer du lien et échanger des savoir-faire autour du jardinage. ©Eda

Un potager écologique et collectif à Nandrin, c'est la graine qu'a plantée le collectif citoyen BASE. Après un an et demi de gestation, le voilà opérationnel et les parcelles cherchent acquéreurs. Avis aux amateurs… Comme son nom l'indique, ce «Potager du Péry» se situe au Péry, sur un terrain communal juste à côté de l'ancien CPAS, rue Tige des Saules. «La Commune nous le met à disposition et nous offre un subside de 2000€», explique Olivier Delincé, membre de BASE. Cet espace de 2 500 m2 est désormais dédié aux cultures potagères pour les habitants de Nandrin et environs. «Pour une petite cotisation de 10€, les gens disposent de 12 m2. Nous avons une capacité de 31 parcelles, neuf sont actuellement occupées. Ça démarre doucement», indique Gérargd Duquenne, un autre bénévole. Chaque jardinier est responsable de son petit lopin, y plante ce qu'il veut, vient quand il le souhaite, même si l'idée est aussi de créer du partage, de l'échange, de l'entraide. Le seul critère est de cultiver en bio, sans pesticide. «On a prévu deux composts sur le site, du paillage… Un puits sera aussi construit. Car l'eau est indispensable pour ce projet.» Le site dispose aussi d'un grand potager géré collectivement et dont les récoltes seront offertes aux gens dans le besoin. « On a aussi des parcelles pour les écoles de l'entité, si elles veulent s'essayer.» L'objectif est de faire de ce lieu un petit coin de biodiversité pour tous. Une spirale aromatique à base de pierre est en train de sortir de terre. Des fruitiers seront plantés. Deux grandes serres pourraient aussi rejoindre le site. «À terme, on aimerait placer un poulailler en couloir autour des parcelles pour limiter les nuisibles ainsi qu'un local pour en faire notre QG. Et pourquoi pas des ruches?» Le collectif a de la suite dans les idées…