Marchin/Wanze : « Je ne suis pas toujours gentil, calme, clément »

Un Marchinois doit répondre de coups, harcèlement et menaces envers son ex. Il s’en serait aussi pris à sa maison.

Anne-Françoise Bertrand
Marchin/Wanze : « Je ne suis pas toujours gentil, calme, clément »

Ils ont vécu ensemble deux ans environ et ont eu une petite fille. Puis ils se sont séparés en décembre 2019. Puis il y aurait eu des coups, du harcèlement, des menaces. Encore tout récemment, elle aurait reçu de nouveaux messages injurieux et menaçants. Le 4 janvier 2020, il l’aurait menacée, par geste, de l’égorger. Un mois plus tard, il lui aurait tordu la main volontairement alors qu’elle était venue chez lui récupérer leur petite fille et son sac… dans lequel elle aurait malencontreusement repris un "doudou" de chez le papa. Blessée à la main, la maman s’en sortira avec trois jours d’incapacité. En avril 2020, fâché de ne pas pouvoir emmener sa fillette qui faisait la sieste, il s’en serait pris à la barrière du jardin de son ex et aurait lancé des cailloux contre sa fenêtre, à Wanze. En 2021, nouvelle menace d’égorgement. "Je ne suis pas toujours gentil, calme et clément", résume le Marchinois, qui dit ne pas se souvenir précisément des menaces (mais avoue qu’elles soient possibles) mais admet avoir peut-être attrapé malgré lui le doigt de son ex avec l’anse du sac de leur petite fille. Quant au harcèlement, il reconnaît avoir un jour appelé plusieurs fois son ex mais c’est parce qu’il devait récupérer leur fille et que la maman l’avait déposée à la crèche alors que ce n’était pas convenu comme ça entre eux. Pour l’avocate de l’ex-compagne, qui réclame 750 € de dommage moral "pour marquer le coup et pouvoir passer à autre chose", "la situation est pourrie depuis la séparation et les messages, injurieux, limpides". Pour la substitut du procureur du roi, toutes les préventions sont établies par le dossier. Elle a requis 18 mois de prison et 800 € d’amende, sans s’opposer à un sursis probatoire. L’avocate du prévenu a quant à elle plaidé l’acquittement de son client pour une des menaces d’égorgement, pas objectivée par les éléments du dossier. Pour le reste, elle a plaidé pour une peine de travail.

Jugement le 26 octobre.