Le Grand Tour pour un temps suspendu

Latitude 50, à Marchin, accueillait ce week-end les Ouvertures du Théâtre National dans le cadre du Grand Tour.

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Le Grand Tour pour un temps suspendu
Moment suspendu à Marchin avec les Ouvertures du Théâtre National associé au Grand Tour. ©ÉdA

La culture, quelle est sa place dans la société? Peut-elle être violente? À quoi sert-elle? Peut-elle sauver le monde? À un moment où tous les lieux culturels sonnent l'alerte rouge et que les artistes restent malmenés en ces temps difficiles de l'après-Covid, ces questions font débat. Parti de Chassepierre le 22 août pour terminer à Mons douze jours plus tard, le Grand Tour questionne sur le sujet. À la base, trois opérateurs culturels dont Latitude 50, pôle des arts du cirque et de la rue à Marchin. «Le projet est né début avril avec les différentes équipes du Festival de Chassepierre et Mons Arts de la scène (Mars), détaille Olivier Minet, directeur de Latitude 50. L'idée d'ouvrir les lieux à un chantier d'idées est venue. Pour les artistes, on est loin d'être sortis de la crise. Que fait-on avec ça? On se lamente sur son sort ou on se réadapte?» L'idée d'une marche citoyenne, poétique et philosophique voyait le jour. Et ce week-end, elle s'arrêtait sur les hauteurs de Marchin pour une grande pause à laquelle le Théâtre National de Wallonie-Bruxelles s'est associé en exportant ses Ouvertures. Soit trois jours d'une programmation large en adéquation avec les couleurs champêtres et bucoliques des lieux. Attendue comme un moment suspendu dans la marche, cette rencontre était aussi l'occasion pour les acteurs culturels de renouer des liens avec le public et de faire réfléchir sur le rôle de la culture. «Une question nous a traversés durant le confinement: comment garder le lien avec le public, comment le recréer? Le Grand tour est une façon d'y répondre», analyse encore Olivier Minet.