Il menace un agent Resa avec une arme factice

Un Amaytois a posé un pistolet factice sur la table devant un agent Resa alors qu’il contrôlait son compteur en disant: " Ça, c’est mon 9 mm "

Laurent Cavenati
 Lors de la fouille de l’habitation de l’Amaytois, la police a découvert diverses armes prohibées sous scellés, dont un pistolet Smith & Wesson (photo d’illustration)
Lors de la fouille de l’habitation de l’Amaytois, la police a découvert diverses armes prohibées sous scellés, dont un pistolet Smith & Wesson (photo d’illustration) ©EPA 

Un trentenaire a comparu ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Huy pour des faits de menaces envers un agent de Resa, l’opérateur des réseaux de distribution de gaz. Des armes prohibées ont également été retrouvées à son domicile situé à Amay. Si le prévenu est en aveux pour la détention des armes, il nie par contre la première prévention.

Les faits se sont déroulés le 5 janvier 2022. Des représentants de Resa se rendent au domicile du prévenu, à Amay, pour vérifier le compteur électrique. Des manipulations sont constatées. Excédé par l’attitude d’un des deux agents à son égard, l’homme, tireur sportif, s’emporte, va dans son salon chercher un pistolet et le pose violemment sur la table en disant: "Ça, c’est mon 9mm", relate la Procureure du Roi.

L’agent Resa, qui se dit choqué par les faits, sort et appelle les forces de l’ordre. "Tout portait à croire que l’arme était réelle", expliquent les policiers dans leur rapport. Ces derniers décident de fouiller l’habitation et découvrent des armes prohibées sous scellés (dont un nunchaku, du spray au poivre, des couteaux) ainsi qu’un pistolet Smith & Wesson.

Pour le ministère public, il ne fait aucun doute que la menace par geste est avérée. Ce dernier a requis une peine de travail de 80 heures ou six mois de prison, assortie d’une amende.

Devant la justice hutoise, l’Amaytois s’est défendu: "Les armes ? Je les ai acquises en France, c’est légal là-bas et c’est pour ma collection. Le Smith & Wesson ? Je l’ai retrouvé dans une annexe de ma ferme lors de mes travaux, je voulais le régulariser", a-t-il expliqué. Quant aux menaces, "je n’ai pas sorti l’arme pour le menacer, je voulais lui montrer qu’on ne rentre pas comme ça chez les gens, il y a des enfants, de l’argent, des armes", a-t-il rétorqué, précisant qu’il avait été excédé par l’attitude de l’homme lors d’une précédente visite et de sa présence illégitime.

"On n’a pas affaire à un cow-boy, les armes prohibées étaient sous scellés. Et mon client n’a pas pointé la personne avec le pistolet en plastique. Il n’y a pas de volonté de nuire sciemment, il a posé l’arme pour illustrer son inquiétude", a relevé le conseil du prévenu, qui a sollicité la suspension du prononcé ou une peine de travail d’une durée inférieure.

Le casier judiciaire du prévenu présente une peine de travail mais son certificat de bonne vie et mœurs est vierge.

Jugement le 16 mars

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