Écolo et DéfipourHuy ont décidé de s’unir jusqu’en 2024

À l’occasion de leurs vœux communs, les groupes Écolo et DéfipourHuy ont scellé leur union jusqu’en 2024. Pour le meilleur et pour le pire ?

Caroline Viatour
Écolo et DéfipourHuy ont scellé leur union ce matin au café de La Couronne.
Écolo et DéfipourHuy ont scellé leur union ce matin au café de La Couronne. ©C.Vi.

Autour de la table du conseil communal de Huy, les débats sont régulièrement animés entre majorité (PS, MR et idHuy) et opposition (Écolo, DéfipourHuy et PTB). Si les sujets sont rarement approuvés à l’unanimité, certains groupes se mettent plus facilement d’accord que d’autres. C’est le cas notamment du groupe des Verts et de la liste lancée par Anne-Marie Lizin. Alors, à la surprise générale, les deux partis ont décidé de s’associer et d’officialiser leur entente ce vendredi à l’occasion des vœux communs. "C’était un choix naturel, embraye Grégory Vidal, chef de groupe de DéfipourHuy. C’est un rapprochement qui se fait depuis 2012 car on a la même façon de faire de la politique et on a souvent les mêmes points de vue sur les différents dossiers. On poursuit les mêmes objectifs et nous travaillons dans la même dynamique." Rodrigue Demeuse, Anabelle Rahhal et Grégory Vidal emmènent ainsi cette union avec Christelle Stalder, Samuel Cogolati, Sandrina Gaillard et Frédéric Robinet du côté d’Écolo et avec Patrick Thomas pour DéfipourHuy. L’objectif ? "Faire de la politique autrement." Parce que la vision défendue par la majorité ne semble définitivement pas séduire les rangs de l’opposition. Et autour de la table ce vendredi matin, au café de La Couronne, tout le monde semble d’accord. "On se rend compte que les défis à venir sont immenses en ce qui concerne le commerce, l’insécurité, l’aménagament du territoire, la mobilité ou encore l’inclusion sociale, reprend Rodrigue Demeuse. La situation de la Ville nous inquiète mais aussi et surtout les réponses qui sont apportées par la majorité. Les citoyens ne se sentent pas écoutés et on fait le même constat au niveau de, nous, conseillers. On se retrouve avec un collège qui ne se remet pas en question et qui répond constamment “ On a toujours fait comme ça ”. Il y a un refus manifeste d’écouter les Hutois."

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