Passionné par le téléphérique de Huy, l’Amaytois Maxence Massin recherche des photos des années 50

Maxence Massin n’avait que deux ans lorsqu’il a rejoint la rive gauche à la rive droite par les airs. Histoire d’une rencontre autour d’une passion pour le téléphérique et une envie inébranlable d’y travailler un jour.

caroline viatour
 Maxence collectionne des miniatures, photos et articles de presse depuis l’âge de 5 ans.
Maxence collectionne des miniatures, photos et articles de presse depuis l’âge de 5 ans. ©doc.

On vous parle d’un temps que les moins de 70 ans ne peuvent pas connaître. Huy, en 1957, inaugurait son téléphérique reliant ainsi les deux côtés de la Meuse et accueillait des milliers de spectateurs pour l’occasion. S’il vous reste des archives et des souvenirs de ce jour-là et des premières années d’existence des deux cabines rouges, Maxence Massin est preneur. L‘Amaytois de 26 ans n’avait que deux ans lorsqu’il est monté pour la première fois, en 1998. Depuis, le jeune homme se passionne pour le téléphérique de Huy. "Ma maman était puéricultrice à la crèche des Tout-Petits qui était juste au pied d’une des deux arrivées. Elle me conduisait souvent auprès du responsable de l’époque, Monsieur John Mathieu, et j’y restais durant des heures. Il m’a transmis sa passion mais il m’a aussi beaucoup parlé de son métier. À l’époque, ça me fascinait et toujours aujourd’hui d’ailleurs, sourit-il. Je restais près de la fenêtre en regardant les nacelles surplomber la Meuse. J’ai commencé à collectionner tout ce qui se rapportait à cette attraction touristique. J’ai eu ma première miniature à l’âge de 5 ans."

« Mon rêve serait de travailler au téléphérique »

Et la remise en service du téléphérique prévue pour fin 2023, ravive forcément des souvenirs pour Maxence Massin. À l’arrêt depuis un accident d’hélicoptère survenu le 6 avril 2006, le téléphérique reprendra du service prochainement après avoir essuyé quelques secousses. Un vaste chantier chiffré à 15 millions d’euros. L’Amaytois attend donc impatiemment de retrouver les cabines rouges qui l’ont fait rêver durant son enfance. "Je serai le premier à me rendre à l’inauguration, c’est certain", assure-t-il en rigolant. En attendant ce jour-là, l’employé chez O Green poursuit sa collection. Il a lancé un appel sur les réseaux sociaux pour retrouver des archives de l’époque. "Je suis à la recherche de photos de la construction du téléphérique durant la fin des années 50 ainsi que de son inauguration en 1957 pour compléter mon album."

Pendant que d’autres enfants jouaient avec des petites voitures, Maxence, lui collectionnait les miniatures du téléphérique. Pas forcément celles de Huy d’ailleurs. "Je suis passionné de façon générale mais celui de la vallée mosane a bercé toute mon enfance. C’est symbolique pour moi. Je collectionne également des articles de journaux qui en parlent pour avoir une vue d’ensemble de toute son histoire." Peut-être en fera-t-il un jour une exposition mais pour l’heure il se concentre aussi sur un autre rêve: "Mon rêve serait de travailler au téléphérique. Devenir le prochain John Mathieu", s’attendrit-il. Je me souviens d’ailleurs que lorsque j’étais petit et qu’on me demandait où je voudrais être plus tard, je répondais “au téléphérique de Huy”. " La boucle serait ainsi bouclée. Les pieds sur terre, au pied de l’attraction touristique et les yeux fixés vers les nacelles dans le ciel.

Si vous avez des archives à transmettre à Maxence Massin, vous pouvez le contacter sur son compte Facebook « Maxence Max »

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