Elle menace son père de mort par SMS (Huy)

Sous influence, une Hutoise a envoyé des messages inquiétants à son père. Des propos interpellants dans un contexte chaotique.

Catherine Dethine
 La trentenaire en voulait à son papa d’avoir quitté sa maman pour une jeune femme de son âge…
La trentenaire en voulait à son papa d’avoir quitté sa maman pour une jeune femme de son âge… ©ÉdA – 60405197077 

"Tu vas l’avoir, ta balle dans la tête." "Je vais mettre le feu à ta maison ou bien je vais couper tes câbles de frein." Lorsqu’un papa reçoit ce type de messages de la part de sa fille, cela ne fait pas forcément plaisir. C’est pourtant ce qui est arrivé au père de Louise* (née en 1990) fin mai 2020. Le papa décide de faire des captures d’écran et de les montrer à la police. Entendue en septembre de la même année, elle confirme ses menaces et reconnaît être l’auteur des messages. Condamnée par défaut à 6 mois de prison pour menaces écrites par moyen électronique, elle a décidé de faire opposition à ce jugement. Au juge Maglioni, elle explique qu’au moment des faits, elle avait prêté un téléphone à sa petite sœur et qu’elle souhaitait le récupérer. "À l’époque, mes parents étaient en plein divorce. Mon père était parti pour une jeune de 30 ans. C’est mon âge." Une explication qui dépasse largement le cadre du GSM manquant.

Sous influence

Et c’est ce que la défense veut mettre en exergue. "Le problème est bien plus profond que cette histoire de téléphone, commente son conseil. Lorsque ma cliente est venue faire sa déposition en septembre 2020, elle a fait un malaise. La seconde fois, elle était sous influence quand elle a confirmé ses propos à la police." La Hutoise connaît des problèmes d’alcool et de drogue. Pour l’heure, elle est en prison dans l’attente de deux oppositions qu’elle a introduites à l’encontre de jugements rendus par défaut. Elle déclare vouloir s’en sortir. "Mais pas en cure. C’est là qu’on trouve le plus de tentations. Chez ma maman (NDLR: où elle vit), il y a des bouteilles mais je n’y touche pas." Son avocat sollicite donc une suspension probatoire du prononcé, à titre principal, voire une peine de travail. La procureure de division, Brigitte Leroy, se déclare favorable à des conditions "mais dans le cadre d’une probation autonome ou d’un sursis probatoire". Appelée à s’exprimer, la jeune femme précise: "Vous savez, je ne l’aurais pas fait. C’est mon père…"

Jugement le 25 janvier (*prénom d’emprunt).

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...