Huy : alcoolisé, il a frappé ses parents

Un Amaytois de 27 ans est poursuivi pour coups et blessures envers ses parents. La scène s’est passée dans un contexte d’alcool, LE problème du jeune homme.

A. Ber.
 La scène s’est déroulée dans un contexte d’alcool, la consommation du prévenu étant problématique.
La scène s’est déroulée dans un contexte d’alcool, la consommation du prévenu étant problématique. ©EdA - 2117659446 

Le 19 juin 2021, alors qu’ils rentrent de chez des amis, des Hutois croisent leur fils en ville. Il a bu un coup de trop, après le foot. Ils lui demandent de rentrer avec eux, vu qu’ils l’hébergent temporairement suite à la rupture avec sa copine. Il accepte et sa maman lui propose même de lui faire à manger pendant qu’il papote avec son papa dans le salon. Sauf que. Le prévenu n’apprécie pas que son papa lui fasse la morale sur sa vie en général, sur sa consommation d’alcool en particulier. D’autant que le père de famille a lui-même bu son petit verre chez ses amis. Les deux hommes en viennent aux mains et la maman, en tentant de s’interposer, se prend aussi des coups. La police, appelée par la sœur du prévenu, trouve le couple groggy, désemparé, à bout de souffle, les vêtements tachés de sang. Et le papa a une vilaine coupure à une lèvre et de nombreuses ecchymoses.

La substitut du procureur du roi a réclamé 6 mois de prison et 800 € d’amende à l’égard du jeune homme. C’est qu’il a déjà été condamné deux fois (à une peine de travail et à une peine de probation autonome) pour des faits de coups et qu’il n’a que partiellement respecté les conditions qui lui étaient imposées. Et puis, la police est déjà intervenue plusieurs fois chez lui ou chez ses parents pour ce genre de faits…

L’avocat de l’Amaytois, lui, a plaidé pour un sursis probatoire. Que son client soit suivi psychologiquement ainsi que pour sa consommation (problématique) d’alcool. "Ce n’était pas le bon timing, de vouloir discuter ce soir-là alors qu’ils avaient bu tous les deux. D’ailleurs, aucun des deux ne sait dire qui a commencé à porter des coups. Mais pour mon client, ça a été un déclic et il se tient à carreau depuis. Il a reparlé de la scène avec ses parents: ils n’ont pas déposé plainte, ils veulent qu’il soit suivi pour l’alcool. Il travaille et vit avec sa compagne."

Jugement le 26 octobre.