Pas le choix, les tarifs des manèges sont à la hausse

Avec l’augmentation des prix de l’énergie et des matières premières, les forains doivent adapter leurs tarifs, qui sont revus à la hausse.

Nathalie BOUTIAU
 Au Circuit du nord, Julie Schweig propose une carte de fidélité pour rendre plus accessible les tours de manège.
Au Circuit du nord, Julie Schweig propose une carte de fidélité pour rendre plus accessible les tours de manège. ©ÉdA

Vu de l’extérieur, le champ de foire à Huy, inauguré ce vendredi, ce sont près de cent métiers voués à distraire un public surtout familial. Vu de l’intérieur, on y rencontre des personnes dont les préoccupations restent similaires à chacun de nous. Ce qui implique forcément l’obligation de composer avec l’augmentation du coût de la vie. Car si la somme à payer à la Ville pour chaque emplacement reste très raisonnable par rapport aux autres champs de foire –"On ne l’a pas augmentée depuis des années", informe le bourgmestre ff fonction, Éric Dosogne -, tout le reste est soumis à une révision des prix. Dont l’électricité. Là, c’est sur le réseau de RESA que le forain se branche."Il s’agit d’un forfait calculé par rapport à l’ampérage qui va de 16 à 125 Ampères en mono ou triphasé,explique Thierry Mignolet, forain à “Un Tir”.Ce forfait calculé en fonction de la puissance mise à disposition est ensuite multiplié par rapport au nombre de semaines. À cela, il faut aussi ajouter un fixe pour brancher la fiche."

Groupe électrogène, matières premières…

Une augmentation en entraînant une autre, il va sans dire que les tarifs appliqués sur le champ de foire hutois ont pour la plupart été revus à la hausse malgré les efforts des forains pour ne pas en arriver là.

"On n’a pas le choix,analyse Julie Schweig, qui tient “Le Circuit du nord”, branché sur un groupe électrogène.Les gens ne se rendent pas compte qu’il y a le manège mais aussi tout ce qu’il y a autour, dont les frais liés à notre caravane."Pour compenser cette hausse de prix, la jeune femme propose une carte de fidélité.

Outre l’augmentation du prix de l’énergie, mazout, gaz et électricité, il y a aussi celui des matières premières dont se servent les propriétaires des baraques à croustillons et autres gourmandises."Tout a augmenté,note Aurélie Delforge.Les sauces, le sucre, l’huile, la farine, en plus de l’énergie. Nous, on a 130 km pour venir jusqu’ici avec une dizaine de convois, au prix de l’essence! On est obligé d’augmenter nos prix. On sait que c’est difficile pour les gens mais à un moment, on n’a pas le choix". Même analyse du côté de L’Île aux enfants avec John Hart."On essaie le moins possible mais à un moment, on est obligés."