Le projet Makers + présenté à Tihange

Le programme Makers + est terminé. La journée de clôture a eu lieu ce mercredi au COF de Tihange à Huy.

Vincent Roger
 Céline Stalport, Charles-Albert De Meideros (France), Béata Bichel, Jan Thar (Allemagne) et Lévi Ponsard (aussi du COF) étaient présents au CAF.
Céline Stalport, Charles-Albert De Meideros (France), Béata Bichel, Jan Thar (Allemagne) et Lévi Ponsard (aussi du COF) étaient présents au CAF. ©ÉdA

C’était la grande foule ce mercredi au CAF, à Tihange. Belges, Français, Allemands, Islandais, Espagnols, Turcs et Autrichiens s’y sont côtoyés à l’occasion de la journée de clôture du projet Makers +. Ce programme a été réalisé par sept institutions européennes qui ont mis en place des modules de formation touchant à différentes hautes technologies, comme l’électronique, l’impression 3D et la programmation. "Ces modules sont gratuitement disponibles sur internet" , commente Céline Stalport, directrice générale du COF (Centre d’orientation et de formation), une ASBL basée à Amay. C’est justement le COF qui a chapeauté le projet. "En mettant ce programme en place, on voulait permettre au public d’accéder facilement à des formations" , détaille la coordinatrice, Béata Bichel.

Ces modules sont orientés vers la pratique, puisqu’ils permettent d’apprendre à se servir de différents outils comme des imprimantes 3D ou des découpeuses laser.

Avec la ministre Morreale

Oui, mais comment faire pour utiliser une découpeuse laser quand on n’en a pas chez soi? Pas de panique, il vous suffit de vous rendre dans un FabLab ou un Maker Space. "Il y a un FabLab à Amay (NDLR: d’ailleurs géré par le COF), YourLab à Andenne et aussi des Maker Spaces à Liège" , ajoute Béata Bichel.

Ces modules sont également accessibles aux formateurs. "Ils constituent des supports de cours complets" , expose encore Céline Stalport.

Présente au COF ce mercredi, Christie Morreale, la ministre wallonne de la Formation et de l’Emploi, en a profité pour aborder le rapport au numérique en Wallonie. "Un tiers des Wallons sont considérés comme éloignés du numérique", explique-t-elle. Et le fait de ne pas avoir accès au numérique constitue un vrai handicap, par exemple pour se former ou trouver un emploi. Pour y remédier, elle a notamment créé un projet de réforme et de déploiement de la formation de base du numérique. "On veut permettre à chacun de s’émanciper et d’accéder aux formations et à l’emploi."

www.makersplus.eu