McDo àBen-Ahin: un souci de numéro et l’enquête publique est à relancer…

Le 1 au lieu du 31A… et voilà l’enquête publique, relative au projet de McDo de Ben-Ahin, à l’arrêt, avant d’être relancée. Mais cela devrait être rapide.

Catherine Duchateau
 McDo veut démolir le bâtiment d’E5 Mode pour en reconstruire un nouveau.
McDo veut démolir le bâtiment d’E5 Mode pour en reconstruire un nouveau. ©doc

Un nouveau caillou dans la chaussure de McDo… La chaîne de fast-food ambitionne de s’installer à Huy.Et plus particulièrement à Ben-Ahin où elle tente, depuis sept ans, de décrocher un permis d’urbanisme.

Après plusieurs permis obtenus puis cassés devant le Conseil d’État, McDo revient avec un nouveau projet, non plus le long de la chaussée de Dinant mais bien le long de la RN90, sur le site de l’ancien E5 Mode. La chaîne a ainsi introduit une demande de permis à la Ville de Huy, avec enquête publique lancée il y a quelques jours pour un nouveau bâtiment à construire avec drive-in et emplacements de stationnement.

Sauf que l’enquête publique à peine lancée, ça coince à nouveau. Pour une simple question de chiffre… "C’est assez incroyable" , reconnaît Vincent Navez, un des associés au sein de LNG Associates, société de développement qui travaille avec McDo. C’est cette société qui a introduit la demande de permis en notant que le site convoité est situé au 1 de la rue Joseph Wauters. "On s’est basé sur le numéro 1, l’enquête publique a commencé. Puis une personne nous a fait remarquer que le numéro officiel du bâtiment n’est pas le 1, mais le 31A." Pour une erreur d’un petit chiffre, LNG associates ne voit pas d’autre solution que de reprendre son bâton de pèlerin, de retravailler sa demande de permis en modifiant le chiffre en question. "L’enquête publique sera recommencée, annonce Vincent Navez. On recommencera, mais c’est la première fois qu’une telle chose arrive. On s’est basé sur plusieurs documents et sur ceux-ci, on a trois numéros différents repris pour l’immeuble en question. Il n’y a aucune suite logique pour les numéros d’immeubles dans cette rue-là. Notre souci, c’est que tout le monde soit correctement informé." Avec le souhait aussi, peut-être, de ne pas prêter le flanc à la critique qui pourrait déboucher sur un nouveau recours au Conseil d’État.

Et Vincent Navez d’ajouter: "j’ai le souci de faire un dossier qui soit correct et de travailler en partenariat complet avec tous les intervenants, et notamment les autorités communales" . LNGAssociates est en train d’étudier le problème. Le délai nécessaire pour relancer une nouvelle enquête publique? "Je ne sais pas mais cela ne va pas tarder, ce sera dans le mois."