Une journaliste qui manque d’objectivité ?

L’affaire du Food Square festival aura été longuement analysée et décortiquée par notre journal. Cette fois, on vous dit vraiment tout.

Caroline Viatour
Une journaliste qui manque d’objectivité ?

L’enquête du Food Square festival, c’est 43 personnes interviewées, 15 experts contactés, 21 prestataires de services interrogés, des recoupements et des vérifications. C’est aussi trois appels reçus de Julien André, plusieurs intimidations, une mise en demeure pour exiger d’arrêter l’investigation, et une demande de "trouver un arrangement pour ne pas que l’article sorte" (preuves et enregistrements à l’appui). C’est un total de trois jours de rédaction et quatre jours de relecture. Si la commission de vigilance n’est donc pas compétente pour vérifier les faits relevés, il semble qu’elle le soit pour juger "une journaliste dont on peut douter de l’objectivité" (sic). Alors, nous présentons nos excuses pour le travail qui a été le nôtre et qui semble avoir dérangé (dans certains cas, un mea culpa suffit). Mais en journalisme, l’autorité qui est compétente pour juger ou non de l’objectivité d’un article s’appelle le Conseil de déontologie. Et jusqu’à ce jour, nous n’avons pas été rappelés à l’ordre. Pas même un blâme. Nous vous informerons, en toute objectivité, des suites, s’il devait y en avoir. Depuis Huy, Dubaï ou d’ailleurs.