Sortie du nucléaire: les engagements d’Engie Electrabel pour préserver l’emploi

Sur ses sites nucléaires, Engie garantit l’emploi jusqu’en fin de carrière aux CDI de 45 ans et plus. Une indemnité d’un an de salaire est prévue pour les départs volontaires en 2026.

Sortie du nucléaire: les engagements d’Engie Electrabel pour préserver l’emploi
Agenda de sortie du nucléaire à l’œil, Engie Electrabel veut offrir des perspectives à long terme à ses travailleurs. ©heymans – archives
Frédéric Renson

Opérateur des centrales de Tihange (3 unités) et Doel (4 unités), Engie Electrabel s'est engagé sur la voie de la préservation de l'emploi, ce mardi matin, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire. Celui-ci suivi d'une communication sur ses deux sites où l'avenir de 2 000 travailleurs (emplois directs) est suspendu à l'agenda de la sortie du nucléaire. Pour rappel, le calendrier fédéral pointe la fermeture de Tihange 2 le 1er février 2023, de Tihange 3 le 1er septembre 2025 et de Tihange 1 le 1er octobre 2025. Par ailleurs, à Doel, l'unité 3 sera la première à fermer en 2022 et les trois autres en 2025. "Nous prenons aujourd'hui une série d'engagements vis-à-vis de nos travailleurs dans le but de leur donner une perspective à plus long terme, de préserver au maximum l'emploi tout en assurant la sécurité de l'exploitation de nos sites nucléaires jusqu'en 2025, exprime Anne-Sophie Hugé, porte-parole d'Engie Electrabel. Ces engagements visent donc également à assurer la réalisation du déclassement et des opérations préparatoires. Pour rappel, on compte une période de 3 à 5 années de mise à l'arrêt définitive d'une centrale avant de pouvoir la démanteler."