Série Renc’Art | Des notes de blues, mais pas que, pour Jean Ryckewaert

Ouvert à différents styles de musique, Jean Ryckewaert va son chemin nourri de blues, de jazz et d’autres influences glanées ici et là.

Nathalie BOUTIAU
Série Renc’Art | Des notes de blues, mais pas que, pour Jean Ryckewaert
Il a commencé par la clarinette, avant de découvrir le saxophone. ©Heymans

Ce qui parle au cœur d'un artiste est une parole restée intacte, à portée de l'homme qu'il est devenu. Dans le cœur du Hutois Jean Ryckewaert, il y a de la musique, beaucoup de musique. Des notes de jazz ou de blues nourries des influences glanées aux quatre coins du globe. «Je pense que je suis un artiste ouvert à différents styles de musique.» Ce qui l'attire? Le mélange de genres et de générations. Une des caractéristiques inhérentes à la pratique musicale. «Les jeunes ont l'avantage de la technique et la dextérité mais ils n'ont pas le vécu. J'ai connu cela étant adolescent, je me produisais avec des musiciens plus âgés qui ne déméritaient pas du tout.» Après des études musicales classiques au Conservatoire de Huy et au Conservatoire royal de musique de Liège, Jean Ryckewaert rejoint le séminaire de jazz dans la Cité Ardente. Ses professeurs sont Charles Loos, Steve Houben ou encore, Guy Cabey. Clarinettiste durant plus de vingt ans au Grand orchestre de l'Harmonie des guides, Jean Ryckewaert a aussi été professeur de percussion au Conservatoire de Huy dont il est devenu le sous-directeur. «J'ai commencé ma carrière à la clarinette, le saxophone est arrivé quand je me suis mis au jazz.» Parallèlement à cette double carrière, le Hutois a travaillé dans de nombreux ensembles de jazz et participé à l'enregistrement de près de 40 CD. Désormais retraité du Conservatoire de Huy, le musicien continue à exprimer ses émotions au travers de son art comme si l'urgence de la musique ne le quittait jamais tout à fait.