Le Hutois Nicolas Hauzeur enflamme l’espace Saint-Mengold

Deuxième jour du Festival d’art avec le musicien hutois Nicolas Hauzeur, samedi. Lui et son dixtuor ont emmené le public dans les Balkans.

Jimmy Beltrame

Le 20e Festival d’art battait son plein samedi, en Cité mosane. Une seconde journée de festival dédiée au répertoire balkanique du violoniste Nicolas Hauzeur et des musiciens bulgares qui l’accompagnent. À 21 h 30, à l’espace Saint-Mengold, la musique a atteint son paroxysme. Une «carte blanche» qui affichait complet depuis plusieurs jours déjà. Et sur les gradins installés dans la nef, les spectateurs s’entassent.

Un tantinet «victime» de son succès, le spectacle prendra plusieurs minutes de retard. Autres victimes de cet engouement, les tympans des quelques-uns qui n'avaient pas pu obtenir de place sur les gradins, condamnés à rester debout face aux enceintes pour tenter de voir quelque chose. «Cette nuit, on va devoir trouver une solution pour que ça aille mieux demain», rassurait l'organisation. Mais ça valait le coup, malgré une expérience amoindrie par l'interface du lieu. Le spectacle, il faut le dire, était d'une qualité certaine. Ici, la musique suscite le voyage et la découverte. Du chœur à la nef, les énergies se déploient au rythme des sonorités du cavaquinho, trombone, kaval, tambura, de la batterie et autres saxophone, baglama… parfaitement maîtrisés. Ce dernier, «on peut le mettre dans sa poche pour aller en prison», s'amuse Nicolas Hauzeur. La synergie entre les musiciens et le public est bien présente. «J'emmène tout le monde en Roumanie… Bolero!» Et les spectateurs de se surprendre à survoler la péninsule des Balkans et ses grandes étendues. Et la voix de l'interprète Maria Mazzotta, qui soulève le public de plus belle. Les chœurs du Balkans Bruxelles orchestra, eux, la rejoindront un peu plus tard sur la scène.

Les concerts du Festival d’art sont enregistrés et retransmis sur les ondes de la RTBF, dans l’émission «Le monde est un village». L’occasion pour ceux qui ne peuvent se déplacer de profiter aussi de la programmation. Ce lundi, ça sera au tour d’Aurélie Charneux, puis des Italiens du groupe The Folk Messengers d’embarquer les spectateurs.

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