Inondations à Hannut: le ministre-président Elio Di Rupo, très attentif au soutien à apporter

Quelle aide la Région wallonne apportera-t-elle à Hannut après les inondations ? Elio Di Rupo dit être attentif à la question, mais il faut attendre le rapport de l’IRM.

Catherine DUCHATEAU
 Hannut a été particulièrement touchée par les inondations du 5 juin dernier.
Hannut a été particulièrement touchée par les inondations du 5 juin dernier. ©Heymans 

Manu Douette, bourgmestre de Hannut, l’a annoncé: les dégâts des inondations qui ont secoué sa commune il y a une dizaine de jours, le 5 juin dernier, coûteront entre 10 et 15 millions d’euros, en plus du traumatisme que ces pluies torrentielles ont provoqué chez les Hannutois…

Lundi, en commission du parlement wallon, le député PS marchinois Éric Lomba et le député écolo hutois Rodrigue Demeuse ont interpellé le ministre-président du gouvernement wallon Elio Di Rupo sur la question. Tous deux relayant la volonté des autorités communales hannutoises de faire appel à la Région wallonne pour leur venir en aide. A Hannut, "on a constat l’instabilité de plusieurs maisons. Il faudra vraisemblablement quatre à six mois pour trouver des solutions" , note le Marchinois. Et le Hutois de rappeler les nombreuses rues et les 200 habitations touchées ainsi que l’évacuation de la maison de Repos Les Loriers. "Quelles initiatives la Région a-t-elle prises pour essayer d’assurer une réponse adéquate à ces nouvelles inondations dramatiques?" , a-t-il demandé.

Attendre le rapport de l’IRM

Les communes qui ont été touchées par ces pluies ont 21 jours ouvrables pour introduire une demande afin que les inondations dont elles ont été victimes soient reconnues comme calamité publique. Les critères de reconnaissance sont des pluies qui atteignent 35 millimètres en une heure ou 70 en 24 heures. Mais il faut attendre le rapport de l’IRM pour en savoir plus.

En cas de reconnaissance, le Fonds des calamités pourra intervenir autant pour les communes que pour les citoyens. Pour les inondations par ruissellement (et c’était le cas le 5 juin dernier), la Région wallonne travaille sur deux axes: la prévention et la protection. Pour le côté préventif, "le sujet des pratiques agricoles est évidemment incontournable , explique le ministre-président. Le SPW met à disposition des agriculteurs la carte de sensibilité à l’érosion." Un outil qui permet d’identifier les endroits les plus exposés et aide à choisir les pratiques pour réduire les risques. "Les haies, les fossés et les talus boisés peuvent ralentir le ruissellement."

Les Communes peuvent d’ailleurs faire appel au GISER, la cellule Gestion intégrée sol-erosion-ruissellement, qui peut identifier les endroits sensibles et recommander des solutions. Le gouvernement wallon a aussi lancé un projet 99 du Plan de relance qui vise à la reméandration des cours d’eau et des sites, avec investissements régionaux et locaux. mais il faut attendre le rapport de l’IRM et duCentre de crise qu’Elio Di Rupo a promis de "regarder très attentivement" .