Blessés à Plopsaqua, ils blâment le centre aquatique: «L’installation n’est pas conforme»

Blessés dans le complexe aquatique, des Hannutois pointent Plopsa du doigt. Qui affirme que ses installations sont en règle.

Louis Matagne
Blessés à Plopsaqua, ils blâment le centre aquatique: «L’installation n’est pas conforme»
Les deux Hannutois se sont blessés au centre aquatique. ©ÉdA – 501552658279

Le parc aquatique Plopsaqua de Hannut-Landen, inauguré en juin dernier, est-il dangereux? Certains visiteurs semblent le penser.

En tête, Ronald Vigny, quinquagénaire de Grand-Hallet, victime d'une blessure après un passage dans l'attraction baptisée «rivière sauvage». «À un moment donné, vous êtes attiré dans une sorte de siphon, et c'est là que je me suis cogné l'épaule contre le mur», se souvient-il. Ce jour-là, l'incident est directement notifié à un membre du personnel présent, même si la douleur ressentie est légère, «comme si j'avais reçu un coup de poing». Sauf qu'au fil des heures, la douleur aurait empiré, affirme le Hannutois, pour devenir difficilement soutenable. Une IRM aurait alors révélé une rupture partielle d'un tendon de l'épaule.

Depuis, le Hannutois veut que Plopsa reconnaisse sa responsabilité dans l'accident, et que l'assurance du parc aquatique prenne en charge les frais médicaux, dont les frais de kiné nécessaire. «Pour moi, l'installation n'est pas conforme.» Il pointe par ailleurs l'attitude du maître-nageur, qui ne lui aurait pas proposé d'aller au poste médical faire une déclaration d'accident.

Mais, de son côté, le groupe Plopsa a fait savoir par écrit au Hannutois que son assurance n’interviendrait pas, car les installations sont bien en règle.

Glissade à l’entrée du toboggan

Ronald Vigny n'est pas le seul à avoir eu un accident. À quelques kilomètres de chez lui, Francine Nowe, 66 ans, a le bras gauche immobilisé, et va prochainement subir une deuxième opération. «En arrivant à l'entrée du toboggan à bouées, au sommet de l'escalier, j'ai glissé, explique-t-elle. Je me tenais fermement à la barre, mais mon bras a cogné contre, et l'humérus s'est brisé.»

Ici aussi, la direction du centre aquatique renvoie la Hannutoise à sa responsabilité personnelle, et exclut toute intervention de l'assurance. «J'étais prudente, je ne faisais pas la folle», se défend-elle, pointant plutôt une absence de revêtement anti-dérapant à l'endroit de la glissade.

Plusieurs personnes l'auraient depuis contactée, pour témoigner d'incidents similaires. De son côté, Ronald Vigny récolte également des témoignages d'incidents, et envisage d'interpeller un juge de paix. «J'irai au bout de mon combat», affirme-t-il.

Par écrit

« Nos installations sont contrôlées et validées par l'organisme de contrôle externe TÜV, spécialiste des parcs aquatiques », répond Plospa. Consignes et règles sont affichées devant chaque activité. Les visiteurs doivent les respecter. « Chaque événement (pour ne pas dire accident et incident) survenu dans notre parc est analysé. » S'il y a faute, « notre assurance intervient. Si ce n'est pas le cas, c'est l'assurance personnelle de nos visiteurs qui doit être chargée du dossier. »