SÉRIE RENC'ART | Gerstmans, contrebassiste de jazz

Toute la famille vit dans la musique: Sam Gerstmans, lui, est amoureux du jazz et ça lui va bien.

Jean-Pierre Goffin
SÉRIE RENC'ART | Gerstmans, contrebassiste de jazz
Sam Gerstmans est venu au jazz un peu par hasard. ©ÉdA

À Hannut, qui dit musique pense Gerstmans: le grand-père, professeur de musique dans les écoles de la région et fondateur de l'Académie de musique, les fils violonistes à l'Orchestre Philharmonique de Liège, puis Grégoire, producteur et musicien, et Sam, le contrebassiste de jazz, musique qu'il découvre grâce aux points Shell de son papa. «Il recevait des cassettes à l'achat d'essence! J'aimais aussi les couvertures des 33 tours, dont une bleue avec un chauve: Steve Houben!» Sam ne se doutait pas que, plus tard, il accompagnerait le grand saxophoniste belge! Après le Conservatoire, viennent les premiers concerts avec les musiciens rencontrés à Liège ou à Anvers: Greg Houben, Pascal Mohy, Quentin Liégeois, Laurent Delchambre («J'étudiais au Jazz Studio d'Anvers avec lui sans savoir qu'il était de Waremme!»). Sam devient indispensable sur la scène belge et enregistre des disques parmi les plus réussis: ainsi l'album de Michel Herr de 2019 qui reçoit le Jazz Sabam Award du meilleur disque de l'année. Parmi les copains du Conservatoire, il y avait aussi Mélanie di Biasio: «J'ai eu l'occasion de faire ses tournées en France en Angleterre, on a même joué à Werchter. La musique de Mélanie m'a appris beaucoup: jouer peu et lentement, c'est très difficile.» Curieux de tout, il accompagne aussi lors de pièces de théâtre ou dans un spectacle sur Nina Simone.