Hommage à Véronique Pirotton, trois ans après...

Famille et proches de Véronique Pirotton se sont recueillis sur sa tombe, devant la maison où elle a grandi, à Viemme.

S. R.
Hommage à Véronique Pirotton, trois ans après...
Hommage à Véronique Pirotton ©Photonews

Ce dimanche matin, environ 70 personnes se sont réunies à la petite église de Viemme, dans la commune de Faimes, pour rendre un hommage à Véronique Pirotton. «C'était important de se réunir ici car cela fait aujourd'hui trois ans qu'elle est décédée, explique Nadine, la sœur de la défunte. Elle a vécu toute son enfance dans la maison qui se trouve en face de l'église. Elle a toujours voulu reposer ici. Aujourd'hui, c'est chose faite, elle est dans le cimetière qui fait face à la maison. Elle repose à côté de notre maman.»

Les amis, la famille, l'avocat de la famille, mais aussi des inconnus s'étaient donné rendez-vous pour rendre un vibrant hommage à Véronique Pirotton. Beaucoup ont déposé une rose blanche sur la tombe de la jeune femme qui a disparu tragiquement dans un hôtel d'Ostende il y a trois ans de cela. «Toute cette injustice et cette impuissance sont quotidiennement insupportables, poursuit la sœur de Véronique. Tous les jours, j'essaye de me reconstruire et d'avancer comme je peux. Ce n'est pas facile. Je pense que ce qui va nous permettre d'avancer, c'est la force de l'amour.»

«Elle donnait plus qu’elle ne recevait»

Alors que le jury populaire a acquitté Bernard Wesphael au bénéfice du doute, la famille a beaucoup de mal à accepter cette décision. «Je sais que Véronique aurait souhaité que nous gardions la tête haute et que nous continuions à avancer. C'est ce que nous allons essayer de faire.»

Dans le village, beaucoup gardent le souvenir d'une petite fille rêveuse mais aussi souvent un peu triste. Claire, une maman du village, a également été le professeur de français et d'histoire de Véronique Pirotton. «Nous habitions le même village et mes enfants avaient le même âge qu'elle, raconte-t-elle. Je la connais depuis qu'elle est enfant. Elle venait jouer à la maison.» Claire se souvient d'une enfant qui était aimée mais qui avait également un manque, une part de tristesse en elle. «Sa petite enfance n'a pas été des plus belles même si elle avait une grand-mère et une grand-tante adorables. Elle a grandi loin de sa maman.» Après l'avoir un peu perdue de vue après ses études, Claire a revu Véronique Pirotton dans le cadre de sa profession. «Avec ma classe, nous avons été élus Liégeois de l'année. Je l'ai revue. Elle avait la soif de vivre et n'était pas heureuse du quotidien. Elle donnait plus qu'elle ne recevait», termine l'ancienne habitante de Viemme.

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