Ambiance très studieuse à Marloie

Le centre de formation du Forem ne lésine ni sur les formateurs, ni sur les outils pédagogiques pour armer ses clients.

À quelques minutes de la gare de Marloie, le Forem dispense des formations en langues (notamment en appui du centre de compétences Tourisme près du Wex) et pour des filières métiers. Sa spécialité, les compétences transversales, c'est-à-dire pour le secteur tertiaire. Par exemple, une formation de courtiers en assurances s'annonce, car les formations proposées cherchent à répondre tant aux demandes des chômeurs qu'à celles des employeurs et des secteurs porteurs.

Et si des Marchois demandes des formations comme affûteurs (scierie), secrétaire, secrétaire médical(e), opérateur de production en agroalimentaire, électromécanicien en entretien, nettoyage professionnel, métiers dits «verts», ils seront orientés vers d'autres sites.

Tout commence par un bilan pour savoir où en est le candidat dans ses compétences, dans son choix de métier. «En Luxembourg, les gens n'ont pas peur de se former, constate Yves Magnan, directeur de Forem Formation en Luxembourg. Ils sont proportionnellement plus nombreux qu'ailleurs.» André Pierlot, directeur du centre, complète : «Si on compte tous les partenaires en formation comme la promotion sociale et autres, un quart des gens se forment chaque année.» Les moyens déployés sont importants. La sélection des formateurs est rigoureuse, exigeante. Les matériels, essentiellement du matériel informatique ici, sont du dernier cri, de même que les méthodes pédagogiques. Des partenariats transfrontaliers avec la Champagne-Ardenne existent aussi pour les informaticiens.

Tout est gratuit, les déplacements sont défrayés, sans oublier une prime d'un euro brut de l'heure. Après la formation, le Forem continue à, en quelque sorte, coacher ses poulains. «Quand quelqu'un trouve un emploi, on peut dire que pour nous c'est la fête, tellement on est content. C'est notre "core business"», s'enthousiasme André Pierlot.

Dans les classes, Damien Drèze escorte ses élèves sur les routes du néerlandais. Sophie Duchêne, Andrée Gérard et Marie-Christine Collignon tracent les pistes de l'informatique puis de son utilisation administrative. Joëlle Mainfroid fait découvrir les travaux de secrétariat, toute la communication écrite et orale en entreprise. Quant à Jacques Henet, il peaufine les programmes pédagogiques de langues.

Alors pourquoi s'en passer? E. Lk.