Laura, poignardée 38 fois: « Je vais pouvoir tourner la page »

L'agresseur de la Faimoise a été condamné à 10 ans de prison. Jaloux depuis la rupture, il lui avait porté 38 coups de couteau.

Thomas Longrie
Laura, poignardée 38 fois: « Je vais pouvoir tourner la page »
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Des larmes de joie à la sortie de la salle d'audience de la Cour d'appel de Liège, ce jeudi matin. La jeune Faimoise Laura Bei, poignardée le 17 novembre 2007 de 38 coups de couteau par l'homme avec lequel elle venait de rompre, se dit enfin soulagée en apprenant que son agresseur, Cédric Scieur (30 ans, de Walcourt), se voit infliger 10 ans de prison ferme avec arrestation immédiate. Cette peine, déjà prononcée par le tribunal correctionnel en juin dernier, est donc confirmée depuis hier jeudi par la Cour d'appel de Liège. Mais le condamné, lui, n'a pas daigné se déplacer pour entendre l'arrêt, préférant se soustraire à la justice.

À la sortie de la salle d'audience, les larmes coulent sur les visages de Laura Bei et des autres membres de sa famille. Une famille qui va enfin pouvoir tenter de se reconstruire trois ans et demi après la tentative de meurtre. «Je suis assez contente de voir que la justice a bien fait son travail », se réjouit Laura Bei, larmes aux yeux et sanglots dans la voix, à la sortie de la salle d'audience. «J'avais peur qu'il prenne moins que dix ans de prison. Il a été condamné à ce que je voulais. Je suis très contente. Aujourd'hui, j'aimerais bien tourner la page. J'ai toujours mal, je ne saurais jamais oublier, mais j'espère que j'arriverai, un jour, à penser à autre chose. Car depuis les faits, il ne se passe pas une journée sans que j'angoisse par rapport à ce qui s'est produit. De toute manière, je ne saurais pas faire une croix sur ce qui s'est passé. Ce qu'il m'a fait est trop grave, j'ai encore des cicatrices et des séquelles, comme mes jambes endormies. Mais le plus dur est derrière moi

Trois ans et demi après les faits, Laura Bei tente de se reconstruire, avec l'aide de sa famille et d'un psychologue. Une autre vie s'offre désormais à elle, bien loin des procédures judiciaires qui la hantent et la traumatisent depuis bien trop longtemps déjà.