Plus de fruits... moins de béton !

Des citoyens se battent pour que nos campagnes gardent leur ruralité : à bas le béton, vivent les arbres ... dans un nouveau jardin fruitier.

Sandrine GEUQUET
Plus de fruits... moins de béton !
13121261 ©© EDA

Des sentiers qui s'effilochent, des ch emins de terre impraticables, une campagne hostile aux promeneurs... Une situation que vivent assez mal les amoureux de la nature, eux qui aiment tant se balader le dimanche à la recherche de calme, qui se ressource ans la contemplation de notre Hesbaye si riche, délicatement vallonnée...

Retrouver les chemins de campagne, les rendre aux citoyens respectueux de la nature, voilà ce que se sont dit une poignée de Braivois, Villersois, Geerois, Faimois et autre Hannutois. «Nous ne sommes pas contre le progrès, explique Marcel Vivegnis, nous voulons surtout préserver le caractère rural de nos campagnes... Pour que les promeneurs, les VTT, les cavaliers puissent toujours trouver des chemins de terre où se promener en sûreté.»

Des alternatives

Un bétonnage intempestif et non réfléchi mettrait en péril des habitudes qui font le coeur de la vie villageoise. «Il n'y a rien à faire... sur des routes bétonnées, les voitures passent et passent vite !». C'est en 2006, lors de l'étude d'incidence du remembrement d'Aineffe que ce réseau de solidarité rurale s'est penché sur la question : ne pas bétonner, c'est une chose, laisser à l'abandon, c'est est une autre auquel ce groupe n'a pas voulu souscrire. «Il y a des alternatives ! Comme les bi-bandes par exemple : deux bandes en pierres et le reste en terre. Cela permet aux voitures de passer sans abîmer le paysage.» Depuis 2006, on peut dire que le groupe de citoyens a évolué en nombre mais n'a pas faibli en projets : sentiers empierrés, redécouverte de chemins de terre...

En 2010, ils se sont «attaqués» au bassin d'orage de Les Waleffes. Cette prairie communale est prêtée à un éleveur pour y mettre ses vaches. Les citoyens et la commune y ont également vu l'occasion de recréer un verger à l'ancienne, entendez avec d'anciennes variétés d'arbres fruitiers.

La bourgmestre de Faimes, Marie-Alice Vandereyken, a mis la main à la pâte et le pied sur la bêche... En sa qualité de bourgmestre, «mais surtout en tant que citoyenne !» Un mouvement qui met joliment la commune en valeur. «Nous planterons des haies et des massifs arborés au bord des chemins hesbignons, explique M. Vivegnis. Nous avons reçu des subsides de la Région wallonne dans le but d'aménager un espace vert public». Et maintenant, le long du bassin d'orage, les arbres se suivent au rythme des saisons : cerisiers, poiriers, pommiers, châtaigniers, mûriers, noyers...,