«L'Ours» (surnom de Charron) était le maître tout puissant

Didier Charron, surnommé l'Ours par des ex-voisins, a brisé plusieurs familles par son comportement violent, tyrannique, manipulateur. Récit

Jérôme JACOT
«L'Ours» (surnom de Charron) était le maître tout puissant
Charron ©EdA

La vie de Chantal Bernard n'est hélas que la triste copie conforme de celles qu'ont connues Myriam et Claudine, les deux autres anciennes épouses de Didier Charron. Les brimades subies par le petit Bryan sont comparables à celles que le fils de l'accusé mais aussi ses beaux-enfants ont eu à connaître. Brimades, coups, reproches, violence verbale, c'était le menu quotidien de tous ceux qui ont vécu sous le joug de ce tyran domestique. «C'est moi le maître du monde. Tu marches comme je te le dis ou tu crèves», disait-il, rapporte Claudine, la deuxième épouse de l'accusé. C'est on ne peut plus clair.

L'histoire se répète inlassablement. Le piège se referme sur ces femmes éprises d'un homme qui laisse transparaître un visage d'ange. «Mais dès que nous avons été mariés, tout a changé», poursuit Claudine, qui a vécu quatre ans avec un homme qui frappait, qui buvait énormément, qui laissait des ardoises dans les cafés. «Tout lui mettait les nerfs même un chat sur la route...» Son fils a aussi connu les affres de la vie avec Didier Charron. Cet homme n'aime pas les enfants. «Ce n'est pas ça, argumente-il en toute fin d'audience sur interpellation du président. Je ne saurais pas donner ce que je n'ai pas reçu. Mes parents m'ont traité comme ça et je pensais que c'était normal.» Un peu court, d'autant qu'il s'en prenait à ses beaux-enfants.