La prime de crise a été versée à 28.000 ouvriers licenciés en 2010

Quelque 28.000 ouvriers licenciés ont perçu une prime de crise en 2010, selon des chiffres de la ministre de l'Emploi Joëlle Milquet. La Commission du Sénat a examiné mercredi, après celle de la Chambre la veille, les textes portant prolongation des mesures anti-crise.

Parmi ces mesures, la prime de crise pour les ouvriers licenciés a connu un certain succès, aux côtés d'autres comme la suspension partielle ou totale du contrat de travail pour les employés.

La prime de crise pour les ouvriers consiste en un soutien financier de 1.666 euros. Elle a été attribuée à 28.000 travailleurs licenciés en 2010, ce qui a représenté un budget de 46 millions d'euros.

Dans un communiqué, le sénateur Dirk Claes (CD&V) a estimé "opportun de continuer à s'armer de la sorte contre les conséquences de la crise tant que notre pays ne dispose pas d'un gouvernement".

La prime de crise octroyée aux ouvriers est payée aux deux tiers par l'Onem (1.111 euros), le tiers restant incombant à l'employeur (555 euros). Dans les entreprises en difficulté employant moins de dix travailleurs, la prime est payée intégralement par l'Onem. Ce fut le cas en 2010 dans 30% des cas.

Les mesures anti-crise seront prolongées jusqu'au 31 mars. Selon le sénateur Dirk CLaes, le Conseil des ministres peut, sur avis unanime du Conseil national du Travail (CNT) approuver un nouvel arrêté royal prolongeant les mesures jusqu'au 31 mai, puis tous les deux mois au moyen d'arrêtés successifs.

Le sénateur CD&V a qualifié la prime de crise pour les ouvriers de "premier pas dans l'amélioration des règles de licenciement des ouvriers par rapport à celles des employés, telle que proposée dans l'accord interprofessionnel".