Faimes est discret... mais fort !

Sans faire de bruit, Faimes a bien transféré pour revoir le haut du panier. Il s'est renforcé dans toutes les lignes.

Anthony Rizzi

Faimes ne le dit pas, mais comme pour ses infrastructures, il veut avancer. Avancer d'un cran dans la hiérarchie régionale et retrouver un statut, la P2, qui sied davantage à son potentiel. Du président en passant par le coach et les joueurs, vous ne trouverez pourtant personne qui osera s'avancer.

Logique : on a retenu les leçons de la saison dernière où certains - et on en fait partie - avaient fait de Faimes un possible outsider. In fine, Faimes avait bien failli chuter en P4. Un écueil dans lequel les dirigeants pensent ne plus retomber. « Il y avait un énorme problème la saison dernière, glisse Serge Hauteclair qui en sera à sa deuxième saison au club, celui de son village. Les entraînements n'étaient pas assez suivis (NDLR : au point qu'en fin de saison, une seule séance par semaine était organisée). Là, on est sûr que ceux qui viennent seront plus assidus. On sent aussi qu'ils sont fiers d'être faimois. D'ailleurs, dans les négociations, ça a pesé. Quand on sentait qu'un gars qu'on contactait n'avait pas plus envie que ça, on laissait tomber. On ne va pas refaire deux fois les mêmes erreurs... » Quand on demande à Serge Hauteclair l'objectif minimum, il lâche : « Oui, on serait content avec une cinquième place, un sourire en coin. Je refuse d'avancer autre chose que ça. Mais, bon... » Et quand on lui demande s'il n'a pas peur de vivre la même sale aventure que la saison dernière où il avait failli être licencié, il se montre toujours aussi philosophe. « Bah, j'ai pris beaucoup de recul par rapport à ma situation, dit-il. Je sais que c'est délicat de coacher dans son village. Je me dis juste que je vais faire le maximum. Point. Moi, ce que je veux, c'est qu'on bosse le mieux possible. Et si on s'entraîne, c'est mon cheval de bataille, on va y arriver. » Qualitativement, le noyau ne manque en tout cas pas de moyens. Faimes s'est renforcé dans toutes les lignes avec de grosses arrivées comme celle de Walther Zarnowski, monsieur dix points par saison en P3. Et puis, il y a aussi des paris comme ces gars de Grivegnée qu'on connaît moins bien. Faimes est costaud. Et prudent. Un mix qui peut faire mal. Reprise des festivités pour les Faimois : le 15 juillet, déjà.