Le poids et le prix des mots...

Ce jour-là, le poids des publicités déposées dans la boîte aux lettres réglementaire affichait 1,168 kg. Lourd constat !

Rodolphe BLANCQUART
Le poids et le prix des mots...
1035675 ©© EdA

Certains citoyens ont placé le « Pas de publicité » sur leur boîte et en récoltent quand même à l'occasion. Mais les autres, relèvent ou plus exactement soulèvent dans la caverne de l'Ali Baba de la pub, des quantités énormes de papier. Cette fois-là, on a pesé 1,168 kg pour un seul jour ! A ceci doit s'ajouter le poids des pubs distribuées par La Poste. Les salles de musculation devraient tenir compte de ce nouvel exercice à l'avenir... D'où provient cette avalanche ? Ils étaient 21 émetteurs en l'occurrence avec en tête du hit-parade, un catalogue « Printemps » pesant à lui seul 268 gr et un envoi contenant un échantillon pour une boisson sans sucre.

La commune de Celles a pourtant un règlement. L'exercice est valable pour la période 2008-2013. Il est établi une taxe communale indirecte sur la distribution gratuite à domicile, d'écrits et d'échantillons non adressés qu'ils soient publicitaires ou émanant de la presse régionale gratuite. Est uniquement visée la distribution gratuite dans le chef du destinataire.

Et le dit règlement est on ne peut plus strict et clair pour les émetteurs de publicités. Il est fixé par catégorie et au poids. Et s'en suivent plusieurs articles rédigés sur plusieurs pages. Avec pour conclusion que des dispositions sont prévues pour taxation forfaitaire et que la taxe est perçue par voie de rôle.

A la commune, on rappelle que cela a un coût. Le ramassage sélectif une fois par mois, votre dépôt au parc à containers et plus tristement l'abandon sauvage, sans oublier le feu de joie de pubs qui pourtant est interdit et peut être verbalisé.

La responsable de la taxe confie : « Les émetteurs se doivent d'envoyer la déclaration de distribution. Tout le monde dans l'entité ne reçoit pas les mêmes publicités. Il faut donc tout récolter, trier, peser, vérifier ou rappeler le non-envoi de la déclaration. Il faut ensuite revérifier pour enregistrer l'équivalence entre publicités émises et la déclaration initiale. De plus, les émetteurs ne placent plus toujours les coordonnées précises, il faut alors passer un temps certain pour les officialiser.

Reste enfin à vérifier qu'ils aient tous payés avant de lancer la procédure de rappel puis de recouvrement ».



Dans son bureau, les cartons de pub s'entassent : les litiges de 2008, l'exercice de 2009 et les kilos de 2010 qui arrivent...