Waremme était le carre four du foot ce week-end

Quarante-huit équipes ont participé à la Hesby Cup du Stade waremmien. Les Belges se sont bien comportés face à la solide opposition étrangère.

Jefferson Yans
Waremme était le carre four du foot ce week-end
11390395 ©© EdA

Le fair-play. Ce devait être la maître-mot de cette douzième édition de la Hesby Cup mise sur pied par Euro-Sportring et le Royal stade waremmien. Heureusement, il en a été ainsi la plupart du temps. Pas de méchantes fautes, on serre la main ou on relève son adversaire après un contact un peu plus rude. Bref, de bien beaux gestes que l'on aimerait voir chaque week-end sur les terrains de football.

Sans oublier les superbes mouvements techniques, la bonne humeur, les impressionnants arrêts des gardiens ou les buts donnant droit à des scènes de joie digne de la Coupe du monde. La fête du football comme on l'aime.

Toutefois, il suffit d'un match qui se passe moins bien pour que l'on ne retienne que le négatif. C'est ce qui s'est passé lors de la finale des cadets opposant Bas-Oha aux Hollandais de Oranje Nassau. Il est clair que les Bleus voulaient gagner le tournoi, et ils étaient en bonne voie jusqu'au but marqué par les Bataves.

À partir de ce moment, tout a basculé. D'abord une carte rouge pour les Bleus des suites d'un tacle bien trop rugueux. Des joueurs des deux camps jouant une comédie digne de la Palme d'Or du Festival de Cannes. Des insultes de la part des acteurs vis-à-vis du référé. Bref, l'antithèse du match fair-play. Le respect de l'homme en noir était totalement absent.

Sans oublier que les parents s'en sont mêlés. Les entraîneurs en ont remis une couche. En termes d'exemple, on a connu mieux. Même les pauvres bénévoles assis à la table ont été houspillés. Si bien qu'il a presque fallu encadrer l'arbitre qui avait un peu perdu le fil du match afin d'éviter tout incident. Triste pour une rencontre dont l'enjeu reste très relatif.

Le référée a promis de faire un rapport. Il a entièrement raison. Quel affreux spectacle suivi pourtant par de nombreux spectateurs.

Mais le reste du tournoi s'est bien passé. L'équipe dirigée par Pierre Frédérick, le président stadiste, a une fois de plus prouvé ses compétences à organiser une compétition rassemblant non moins de 48 équipes dont 33 étrangères. Outre la Belgique, l'Allemagne, la Hollande et l'Irlande étaient représentées.

Limités en place

« Les jeunes footballeurs sont arrivés vendredi et accueillis dans leur langue maternelle, précise le président du club. Cela représente non moins de six cents personnes à héberger et nourrir durant deux jours. Ce tournoi nécessite une longue préparation et une bonne centaine de bénévoles afin que tout se déroule dans d'excellentes conditions . »

Au rayon des clubs du coin, on retrouvait Waremme, Wanze, Bas-Oha, Blegny, RFC Liège, le Patro Lensois et Faimes.

« Pour ces jeunes, c'est une bonne expérience de jouer hors du cadre habituel, face à des équipes qu'ils ne connaissent pas. C'est assez prestigieux de jouer contre des footballeurs d'autres pays qui, en plus, ne parlent pas la même langue . »

Pourtant, il semble difficile pour ce tournoi de se développer davantage.

« Nous sommes limités au niveau des terrains, du timing et du logement. Nous atteignons quasiment notre capacité maximale . »

Faire aussi bien sera donc le leitmotiv de l'an prochain.