Ils avaient braqué un resto à Celles

Quatre jeunes Namurois avaient préparé le braquage , en se procurant des bas nylon et un pistolet d'alarme.

Jacques Comps

Quatre jeunes Namurois de 19 et 20 ans avaient braqué le restaurant Ardenna à Celles (Houyet) le 3 mars dernier. Ils avaient pris la précaution de se masquer le visage avec un bas nylon.

L'un, qui était armé d'un pistolet d'alarme, avait tiré plusieurs coups de feu, tandis qu'un second tentait (en vain) de se faire remettre le portefeuille de deux clients en les menaçant avec un couteau, et qu'un troisième volait le contenu de la caisse.

Le quatrième était resté à l'extérieur pour faire le guet. Ils avaient été mis en fuite par le patron qui avait vu rouge.

Des riverains, qui avaient entendu les coups de feu, les avaient vu s'enfuir à bord d'une petite voiture.

Ils s'étaient fait remarquer le lendemain, alors qu'à bord d'une auto, ils importunaient des passants dans une rue de Namur.

Le pistolet dans le véhicule

Les policiers qui étaient intervenus avaient retrouvé le pistolet d'alarme dans le véhicule. Ils avaient fait le lien entre cette arme et le braquage commis à Celles et avaient obtenus des aveux.

Lors de l'audience du 13 mai dernier, les quatre jeunes Namurois avaient avancé qu'ils avaient consommé de l'alcool et du cannabis avant de s'attaquer au restaurant Ardenna.

Le substitut Stéphane Herbay avait objecté que ce braquage avait été préparé.

Les prévenus s'étaient procuré des bas nylon pour se masquer le visage et un pistolet d'alarme pour impressionner le restaurateur.

Le représentant du parquet avait réclamé 3 ans ferme pour chacun des prévenus.

L'avocat du restaurateur avait introduit une constitution de partie civile afin d'obtenir réparation du préjudice subi.

Peine, thérapie et indemnisation

Le jugement de cette affaire a été prononcé mercredi par la juge Christine Julien.

Les quatre prévenus sont condamnés à 2 ans de prison avec un sursis probatoire de 3 ans pour les deux-tiers de la peine.

Ils devront notamment suivre une thérapie pour apprendre à contrôler leur violence.

Le tribunal a estimé que la constitution de partie civile du restaurateur est recevable et justifiée.

Les quatre jeunes agresseurs sont condamnés à l'indemniser solidairement pour un montant fixé à 5000 euros par le tribunal.